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L’IA marque une pause, les marchés poursuivent leur progression

EconomieInvestissement

03.11.2026, par Jean-Noël Grossin, Gérant de fonds

En octobre, les marchés ont connu une rotation sectorielle notable. La santé, la consommation de base et l’énergie ont pris le relais des valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA). Le SMI a progressé de 7% pour atteindre un nouveau record historique, porté par la solide performance de ses principales composantes. À l’inverse, les valeurs exposées à l’IA ont subi des prises de bénéfices, sur fond de doutes croissants quant à la rentabilité des investissements massifs dans les capacités de calcul. Nous estimons toutefois que la vigueur des dépenses d’investissement continue de soutenir le secteur et limite le risque d’une correction boursière majeure. 

Le pétole sous tension malgré le retour des flux 

Sur le marché pétrolier, malgré le retour des flux de transit à leur niveau d’avant-conflit, le Brent reste proche de son sommet annuel. Les tensions géopolitiques entretiennent une prime de risque jugée excessive: au plus fort du conflit, lorsque les volumes transitant n’étaient que de 6 millions de barils par jour, le pétrole avait atteint environ 118 dollars. La demande mondiale, quant à elle, demeure au mieux modérée. 

Les perspectives monétaires se durcissent 

Sur le plan monétaire, la Fed a maintenu, comme attendu, ses taux directeurs entre 3,75% et 4%. Son président a toutefois souligné que la lutte contre l’inflation n’était pas achevée, compte tenu de la résilience économique et des pressions persistantes sur les prix. Les marchés estiment désormais à environ 70% la probabilité d’une nouvelle hausse des taux en décembre. En Suisse, l’inflation a atteint 1%, une première depuis deux ans. Sa progression graduelle conduit désormais les marchés à anticiper une première hausse des taux en mars 2027. Le baromètre conjoncturel du KOF a légèrement fléchi en octobre, pénalisé par le ralentissement de la consommation, de la demande étrangère et des services financiers. Les perspectives encourageantes de l’industrie manufacturière, notamment dans la métallurgie et l’agroalimentaire, compensent toutefois en partie cette faiblesse. 

Enfin, la Banque du Japon a maintenu ses taux à 1,25%, tout en estimant avoir atteint son objectif d’inflation sous-jacente d’environ 2%.

Une version de cet article a été publiée dans ArcInfo.