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La Suisse, carrefour stratégique d’un médicament star

Economie

20.01.2026, par Lorena Zini, Gérante de fonds

Les médicaments dits «GLP-1» imitent une hormone naturellement produite par l’intestin après les repas. En réduisant l’appétit et en augmentant la sensation de satiété, ils permettent une perte de poids significative. Longtemps réservés au traitement du diabète, ces médicaments sont aujourd’hui devenus un véritable phénomène de société. 

Si le marché mondial des GLP-1 est largement dominé par des géants internationaux comme Novo Nordisk ou Eli Lilly, la Suisse n’est pas en reste. Plusieurs entreprises helvétiques occupent des positions stratégiques tout au long de la chaîne de valeur. 

La Suisse en première ligne

Roche, tout d’abord, a fait de l’obésité l’un de ses axes prioritaires. Le groupe bâlois s’est lancé dans la course aux médicaments amaigrissants à travers plusieurs acquisitions ciblées. Son ambition est claire: s’imposer comme un acteur majeur et viser le podium mondial dans les années à venir. De son côté, Sandoz travaille sur des versions génériques, qui entreront sur le marché lorsque les brevets des médicaments de référence expireront. 

Ces traitements étant administrés par injection, les dispositifs jouent un rôle clé. Ypsomed, entreprise suisse de référence, développe et fabrique des auto-injecteurs permettant une auto-administration simple, discrète et sans seringue apparente. Un détail qui n’en est pas un pour l’adhésion des patientes et patients. 

Une chaîne de valeur maîtrisée

Plus en amont, Daetwyler agit dans l’ombre mais reste indispensable. Le groupe fournit des composants en caoutchouc de haute qualité, notamment ceux qui équipent les seringues et les auto-injecteurs, en contact direct avec le médicament. Un maillon technique, mais critique. 

En bout de chaîne, Galenica tire parti de l’essor des GLP-1 grâce à son réseau de pharmacies, assurant la distribution et l’accès des patients à ces traitements en Suisse. 

Du laboratoire à la pharmacie, en passant par les dispositifs et les composants invisibles, la Suisse est solidement ancrée dans l’écosystème des médicaments GLP-1. Une preuve supplémentaire que l’innovation helvétique ne se limite pas à l’invention du médicament, mais s’étend à toute sa mise en œuvre.

Une version de cet article a été publiée dans Arcinfo