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Pas de cadeau pour les investisseurs

Economie

08.01.2019 , par Jean-Philippe Moullet, conseiller Private Banking

L’incertitude sur l'évolution de l'économie s’est accentuée en décembre et a entraîné de nouvelles baisses sur les marchés boursiers, et ce dans la lignée des mois précédents.

L’indice d’actions mondiales (MSCI World) a chuté de 7,7%, principalement en raison des mauvaises performances affichées par les bourses américaines, où les valeurs ont enregistré leur plus forte perte mensuelle depuis février 2009. Evénement rare, tous les secteurs ont clôturé en négatif sur décembre. Les titres actifs dans l’énergie ont subi les pertes les plus lourdes (-9,59%) malgré la décision prise par la Russie et l’Arabie Saoudite en début de mois de réduire leur production de pétrole dès janvier 2019.

L’inversion partielle de la courbe des taux américains, pour les échéances d’emprunts comprises entre deux et cinq ans, est devenue une source de nervosité supplémentaire pour les investisseurs. En effet, les taux d’intérêt des obligations à échéance de deux ans offrent un rendement supérieur à celui des obligations à cinq ans, en contradiction avec l’orthodoxie financière. Or, dans le passé, l’inversion de la courbe des taux s’est avérée être un indicateur avancé d'une récession. Toutefois, le phénomène se constatait pour les rendements jusqu'à l'échéance de dix ans, ce qui n’a pas été le cas jusqu'à présent. De plus, l’intervalle entre l'apparition d'une courbe de rendement inversée et le début d'une récession était relativement long, avec une moyenne d'un an et demi.

En prévision

En outre, la majorité des données économiques laissent entrevoir une croissance économique solide aux Etats-Unis, bien que moins forte qu’en 2018. Des points positifs ont également été observés dans les marchés émergents, où le PMI manufacturier s'est amélioré pour le deuxième mois consécutif. En revanche, les indicateurs économiques pour la zone euro ont continué à se détériorer, principalement en raison du mouvement des «gilets jaunes» en France. En Chine, le ralentissement de la croissance s’est poursuivi.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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