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La dette publique mondiale s’envole

Economie

14.09.2021, par Arnaud Chatagny, collaborateur Trésorerie & Négoce

Afin de lutter contre les effets de la pandémie et relancer la croissance, les gouvernements ont contracté l’équivalent de huit années d’emprunts. Cette hausse correspond à 15% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Tous les pays n’ont cependant pas agi de la même manière.

En termes absolus, les plus grandes économies ont emprunté davantage. Les Etats-Unis, le Japon et la Chine représentent plus de la moitié des nouveaux emprunts publics. Proportionnellement à leur économie, ce sont toutefois le Canada et le Royaume-Uni qui se sont endettés le plus : leur niveau de dette rapporté au PIB a ainsi augmenté de respectivement 30% et 20% par rapport à 2018.

Ce phénomène n’est toutefois pas nouveau. En effet, les gouvernements mondiaux sont déficitaires depuis près de 25 ans, mais deux éléments structurels ont toutefois permis de rendre cette situation soutenable. D’une part, l’économie a connu une forte croissance permettant ainsi d’accroître les recettes fiscales et d’autre part, le coût de la dette s’est effondré, passant d’un taux moyen de 7,5% à moins de 2% actuellement. Par rapport au PIB, la charge d’intérêts a été réduite de moitié depuis 1995 malgré une dette quatre fois plus élevée.

Si l’augmentation de la dette publique s’est généralisée dans l’ensemble des économies mondiales, les pays affichent de fortes disparités au cours des 25 dernières années. Aux Etats-Unis par exemple, la dette a progressé 2,5 fois plus vite que son économie et la France est le pays qui a emprunté le plus, avec une hausse de la dette de 274%. Cette augmentation correspond toutefois à la moyenne mondiale, mais cela reste néanmoins bien supérieur à ses voisins européens.

En Suisse, la situation est très saine et s’est notamment améliorée depuis l’introduction du frein à l’endettement en 2003. La dette brute a augmenté de 65%, mais ramenée au PIB, celle-ci a diminué de 10%. Dans ce contexte, la hausse de l’inflation divise les économistes. Alors que certains y voient le moyen de réduire la dette publique, d’autres craignent que celle-ci n’engendre à terme une forte hausse des taux d’intérêts.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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