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La BCNActualités et médiasActualitésComment les incendies impactent l’économie australienne
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Comment les incendies impactent l’économie australienne

Economie

11.02.2020 , par Nicolas Schwaar, conseiller Private Banking

L'Australie souffre des feux qui ravagent le pays depuis l'automne 2019. Outre un bilan humain et environnemental terrible, les incendies nuisent également à l'économie, dans une mesure limitée toutefois.

Au pays des kangourous, en raison des récents feux qui dévastent les terres, la croissance économique devrait être inférieure de 0,3% au quatrième trimestre de 2019 et au premier trimestre de 2020, selon certaines estimations. Les plus grandes répercussions se feront sentir sur la production agricole, l'investissement privé, la construction de logements et, surtout, le tourisme.
Le gouvernement australien a promis des fonds pour lutter contre les incendies existants, en prévenir de nouveaux et reconstruire les infrastructures détruites, ce qui atténuera l'impact économique négatif. Par ailleurs, la construction et l'investissement privé connaîtront certainement des effets de rattrapage, au plus tard au cours du second semestre.

Confiance au plus bas

Outre la catastrophe naturelle, de nombreux facteurs indiquent la poursuite du ralentissement de la croissance économique à court terme. La confiance des consommateurs est bien inférieure à la moyenne historique. De plus, bien que les données récentes sur le marché du travail aient créé des surprises positives, certains indicateurs avancés laissent entrevoir une hausse du taux de chômage, qui pourrait freiner la consommation privée.

Du positif du côté de l'immobilier?

En revanche, des signaux positifs proviennent du secteur immobilier, où les prix des logements ont augmenté de 7% depuis le milieu de l'année dernière. Selon les estimations de la banque centrale australienne (RBA), une hausse de 10% des prix du logement entraîne généralement une augmentation de 1,5% des dépenses des ménages. En effet, en augmentant de valeur, le marché immobilier crée, en théorie, un effet de richesse positif qui rend les ménages plus enclins à délier leur bourse. Mais compte tenu du climat de consommation actuel, on peut se demander si ces derniers vont réellement dépenser davantage.  Si ce n’est pas le cas, la RBA n’aura alors d’autre choix que de baisser à nouveau les taux directeurs pour stimuler la consommation.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

 

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