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Brexit…enfin !

Economie

14.01.2020 , par Olivier Nicolet, conseiller Private Banking

Le Royaume-Uni voit enfin la porte de sortie. Jeudi dernier, les députés britanniques ont approuvé le texte de loi qui permettra au pays de quitter l’Union européenne (UE) à fin janvier.

La validation du texte par la Chambre Haute du Parlement, puis sa ratification par le Parlement européen ne devraient être qu'une formalité. La Grande-Bretagne deviendra ainsi le premier pays à quitter le bloc économique, après trois tentatives de sorties manquées depuis le référendum de 2016.   

Si une page importante semble enfin pouvoir se tourner outre-Manche, l’incertitude politique qui a paralysé l’économie britannique pendant plus de trois ans ne diminuera que légèrement. En effet, le texte approuvé par le Parlement porte essentiellement sur les grandes lignes du divorce, sans préciser les futures relations économiques avec l’UE. C’est pourquoi, dès février, s’ouvrira une période de transition courant jusqu’à la fin 2020. Ce laps de temps doit permettre aux deux parties de s’entendre sur un accord qui régira leur relation en matière de commerce et de sécurité sur le long terme. Or, les négociations s’annoncent difficiles. L’objectif du gouvernement britannique - obtenir un accord de libre-échange global d’ici la fin de la période de transition- relève même de l’impossible pour les plus pessimistes. Le gouvernement de Boris Johnson fera probablement preuve d’opportunisme et acceptera une nouvelle prolongation du délai, si nécessaire.

Incertitudes du côté des entreprises

A ce stade, les espoirs d’une reprise rapide de l’économie britannique semblent encore trop optimistes. Certes, la croissance devrait profiter du récent regain de confiance des consommateurs, de la hausse des salaires et d’une politique budgétaire expansionniste. En revanche, les entreprises resteront confrontées à des niveaux de stocks élevés et aux incertitudes concernant les futures relations commerciales avec l’Europe, ce qui devrait limiter la reprise dans les investissements. Ainsi, pour 2020, les économistes interrogés par Bloomberg tablent sur une croissance économique de seulement 1,1%, un pourcentage bien inférieur à la moyenne à long terme de 2 %.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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