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Vers une dépréciation du franc?

Finance

19.10.2021, par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce

Lors de sa dernière réunion, la Réserve fédérale américaine (Fed) a déclaré qu’elle réduirait prochainement son soutien à l’économie. Selon les analystes, la réduction des rachats d’actifs se fera avant la fin de l’année et selon les prévisions des membres de la Fed, les premières hausses de taux interviendront en 2022.

Les investisseurs ont rapidement réagi à l’annonce et ont poussé les rendements en dollars à la hausse, dont celui à 10 ans qui est passé rapidement de 1,25% à plus de 1,62%. Cette hausse a aussi été soutenue par la flambée des prix de l’énergie. En Suisse, le taux de l’emprunt de la Confédération à 10 ans est revenu sur le seuil de -0,10% pour la première fois depuis 2019.

Depuis l’été, les banquiers centraux américains et européens estiment que l’inflation liée à la reprise économique et induite par les goulets d’étranglement dans l’approvisionnement de certains composants ne sera que temporaire. Différents évènements pourraient venir les contredire. Premièrement, les récents chiffres de l’inflation en Allemagne, au plus haut depuis 25 ans, notamment dans l’alimentaire, n’incitent pas à l’enthousiasme. Deuxièmement, la hausse des prix dans des pays comme la Russie, la Norvège ou le Brésil ont déjà forcé leurs banques centrales à remonter le loyer de l’argent. Enfin, plus récemment, plusieurs régions de Chine ont connu des coupures d’électricité importantes. Ces dernières sont dues à la volonté de Pékin de respecter ses engagements climatiques mais sont également liées au difficulté d’approvisionnement en charbon.

Ces pressions inflationnistes auront forcément des répercussions en Suisse, dans une mesure certes plus modeste et avec un décalage temporel. Une conséquence pourrait être une dépréciation du franc. En effet, une hausse des rendements dans les autres devises pourrait inciter les investisseurs à alléger leurs positions détenues en franc depuis 2015. Ceci aurait alors des conséquences favorables pour notre industrie d’exportation et atténuerait quelque peu les conséquences négatives de la hausse des prix à l’importation.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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