Afin de rendre votre visite plus agréable, le site www.bcn.ch utilise des cookies.
En consultant notre site, vous acceptez nos cookies. Évidemment, vous pouvez modifier les paramètres des cookies à tout moment.

En savoir plus sur les cookies OK, continuer

Version imprimable

Un billet vert pâle

Finance

26.01.2021 , par Arnaud Chatagny, collaborateur Trésorerie & Négoce

Initialement soutenu par l’avènement de la pandémie réorientant les investisseurs vers les valeurs refuge, le dollar américain a connu une seconde partie d’année morose.

Depuis son pic à 99 centimes en mars dernier, le billet vert s’est replié de plus de 10% contre le franc et se situe à un plus bas depuis trois ans face à un panier de devises de référence. Plusieurs facteurs ont notamment contribué à cette dépréciation.

En effet, le différentiel de taux d’intérêt entre le billet vert et les autres monnaies s’est fortement restreint, réduisant ainsi l’attractivité des placements en dollars. Aussi, les injections massives de liquidités ont perturbé l’équilibre entre l’offre et la demande. Même si cette pratique s’est généralisée auprès des banques centrales face à la crise sanitaire, la Réserve fédérale américaine a massivement utilisé cet instrument, augmentant au passage fortement le niveau de la dette.

Les tensions subsistent 

La situation politique américaine et la gestion de la crise sanitaire ont également été des sources de dépréciation pour le billet vert. Sur le plan sanitaire, la situation reste très inquiétante. Les Etats-Unis déplorent désormais plus de décès liés au Covid-19 que de soldats tués durant la Seconde guerre mondiale.

Enfin, les tensions commerciales avec la Chine seront sans doute moins vives sous la nouvelle administration mais devraient tout de même perdurer. Même si la Chine reste le premier détenteur de bons du Trésor, Janet Yellen, la nouvelle secrétaire au Trésor, s’est déjà montrée déterminée à sévir contre les pratiques jugées abusives et déloyales de Pékin.

Cette tendance baissière devrait sans doute se poursuivre. En effet, les plans de relance massifs annoncés dernièrement par Joe Biden couplés à la volonté de la Réserve fédérale américaine de poursuivre une politique monétaire très expansionniste devraient continuer à peser sur le dollar.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo. 

 Vers le haut