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Tokyo en vacances

Finance

30.04.2019 , par Michelle Monnier, conseillère Private Banking

La Bourse de Tokyo a fermé ses portes samedi pour une période de dix jours. La raison de cette longue pause est à chercher du côté des célébrations organisées pour le couronnement du nouvel empereur Naruhito, un évènement qui prolonge la traditionnelle «Golden Week», cette série de jours fériés durant laquelle le Japon tourne au ralenti. Une fermeture aussi longue n’avait jamais été observée en temps de paix, de quoi susciter de vives inquiétudes dans le monde des affaires. 

En effet, de nombreux investisseurs internationaux craignent que cette fermeture prolongée puisse créer de fortes turbulences lors de la réouverture des bourses le 7 mai prochain. L’impossibilité de passer des ordres sur les actions japonaises pendant une aussi longue période est un dilemme pour les actionnaires, l’actualité financière se développant à une vitesse fulgurante. D’ailleurs, le superviseur des marchés financiers japonais a publié une déclaration pour mettre en garde les acteurs du marché en évoquant que les cours des actions pourraient fluctuer de manière substantielle à la reprise, si des évènements importants se produisaient pendant les festivités. Pensons par exemple la réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine prévue demain.

Pics de volatilité envisageables

Une attention particulière sera portée sur les marchés des devises, où les échanges se poursuivront pendant la période de fermeture mais de manière beaucoup moins liquide, notamment en raison de l’absence de nombreux traders japonais. Des volumes plus faibles pourraient engendrer des pics de volatilité, de sorte à déstabiliser la devise japonaise comme ce fût le cas lors du «crash éclair» observé en début d’année. Pour rappel, le 3 janvier dernier, alors que le marché japonais était fermé pour le nouvel an, la devise australienne s’était effondrée face au yen en perdant jusqu'à 8% en quelques minutes. Ainsi, pas étonnant que les vacances de Tokyo ravivent de mauvais souvenirs auprès de certains cambistes, encore qu’en janvier le marché japonais n'avait fermé que quatre jours consécutifs…

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