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Sombres perspectives pour l’or noir

Finance

28.04.2020 , par Jonathan Lara Muñoz, collaborateur Trésorerie & Négoce

Le 21 avril marquera l’histoire de l’or noir. Ce jour-là, le contrat à terme du baril de pétrole américain pour livraison en mai (achat à un prix fixé d’avance) a plongé pour la première fois en territoire négatif, à –37,63 dollars.

Ce krach s’explique par l’incapacité des acheteurs à stocker, transporter et utiliser le brut ainsi acheté. En d’autres termes, un prix négatif veut dire que le vendeur est prêt à payer l’acheteur 37,63 dollars pour se débarrasser d’un baril. Cependant, le marché européen a été un peu moins affecté puisque les prochains contrats sur le Brent prévoient déjà une livraison en juin.

L'écart entre l'offre et la demande se creuse

Une baisse de la production pourrait néanmoins rétablir, du moins partiellement, un marché complètement désorienté. La guerre des prix lancée par l’Arabie saoudite en février a finalement abouti à un accord de réduction de la production dès le 1er mai. Pour l’instant, l'écart entre l'offre abondante et la demande de plus en plus faible se creuse. L’accord de réduction porte sur 9,7 millions de barils par jour (bpj), tandis que la chute de la demande est estimée à environ un tiers de la consommation mondiale à 30 millions de bpj. Désormais, non seulement les acheteurs de pétrole n'en ont plus besoin, mais ils n'ont également plus de place pour stocker les millions de barils qui continuent à être produits.

Réduction de nos déplacements

Selon les analystes, ce déséquilibre devrait encore durer 4 à 6 semaines avant que les réductions de production ne réalisent leurs effets. Un rebond des cours nécessiterait une diminution plus importante de la production et une amélioration des perspectives économiques. Pour conclure, la pandémie aura probablement changé nos habitudes de façon durable avec le télétravail et réduit les déplacements. De plus, l’économie prendra probablement du temps à retrouver sa santé d’avant la crise. Ces changements de comportement permettra peut-être d’envisager d’autres alternatives en matière d’approvisionnement énergétique.

Retrouvez sur le même thème les éclaircissements en vidéo de Jamil Bouallai, gérant de fonds à la BCN.

 

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