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Qui pour succéder à Super Mario à la tête de la Banque centrale européenne?

Finance

21.05.2019 , par Arnaud Chatagny, collaborateur Trésorerie & Négoce

Le 31 octobre marquera le départ du patron de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi. La nomination de son successeur interviendra après les élections européennes de fin mai et pose de nombreuses questions sur la future politique monétaire de la BCE.

Avant d’évoquer les candidats à sa succession, il est intéressant de se pencher sur la politique monétaire des dernières années. En 2012, la BCE a annoncé un programme de rachat de dette des pays peinant à se financer sur les marchés. Les rachats de dette (Portugal, Italie, Grèce et Espagne) ont atteint 2500 milliards d’euros et ont fait baisser les taux d’emprunts de ces pays à 1,5 – 2%. En conséquence, le bilan de la BCE a explosé et se monte aujourd’hui à 5300 milliards, plus que la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon.  En 2016, la BCE a baissé ses taux à 0% et a appliqué un taux négatif de 0,4% sur les excédents des dépôts bancaires pour faciliter le crédit et relancer l’économie.

Opposition de deux visions

Cette politique monétaire accommodante est au cœur de la guerre de succession. En effet, d’un côté, les partisans de sa poursuite mettent en avant les faibles perspectives économiques, le bas niveau d’inflation et le danger d’augmenter les coûts d’emprunts des pays les plus endettés. De l’autre côté, les taux bas n’incitent pas au désendettement des entreprises, ils pénalisent l’épargne et gonflent les actifs plus risqués. A titre d’exemple, le produit intérieur brut allemand ne s’est apprécié que de 14% depuis la crise mais l’indice boursier DAX est lui monté de 220%.

Un Français, un Finlandais ou un Allemand?

Alors, qui pour succéder à Super Mario? Plusieurs candidats sont cités comme le Français Benoit Villeroy ou le Finlandais Erkki Liikanen. Un seul semble cependant décidé à changer de cap: le patron allemand de la Bundesbank, Jens Weidmann. Il est connu pour ses critiques répétées de la politique ultra-accommodante actuelle. S’il est élu, les analystes prévoyant un statu quo des taux d’intérêts jusqu’à mi-2020 reverront probablement leur copie.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

 

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