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Peut-on aimer le bitcoin et l’environnement ?

Finance

23.03.2021 , par Michelle Monnier, conseillère Private Banking

La ruée spéculative vers le bitcoin est compréhensible en ces temps d’injections massives de liquidités. Néanmoins, les questions restent nombreuses. 

Cet «or digital» peut-il devenir un actif incontournable dans les portefeuilles? Est-ce un véritable moyen de paiement alternatif? Quelle est sa vraie valeur? Pourrait-il passer à six chiffres? Sept? Est-ce qu’il ne vaut rien du tout? Le mystère ne fait qu'ajouter à son attrait.

Les mineurs en action 

En même temps, le bitcoin a également un pan bien réel, mais moins médiatisé : il faut beaucoup d’énergie pour l’exploiter. En effet, pour créer cette monnaie, des personnes, appelées «mineurs» dans le jargon, doivent résoudre des équations de plus en plus complexes pour valider un nouveau bloc de transaction et ainsi recevoir, en échange, une récompense en bitcoin.   

La complexité et la décentralisation de ce processus rend difficile, voire impossible, le piratage de la blockchain bitcoin. Corollaire : la quantité de bitcoins qui peut être extraite dépend de la puissance de calcul. Une «course aux armements» a donc été déclenchée avec des investissements massifs dans toujours plus d'équipements informatiques qui fonctionnent 24 heures sur 24.

Emissions de Londres

Au final, la quantité d’électricité consommée par le dispositif de la star des crypto-monnaies en un an est supérieure à celle utilisée pour alimenter la Suisse sur la même période. Bien qu’il soit difficile de dire exactement à quel point l’utilisation du bitcoin est intensive en carbone, les emplacements et sources d’énergies des mineurs étant un secret bien gardé, les scientifiques estiment que les émissions carbone du Bitcoin sont proches de celles de la ville de Londres. En effet, l’industrie du bitcoin est compétitive et pour rester rentables, les mineurs cherchent l’électricité la moins chère possible, et non la plus durable.

Alors que le bitcoin se profile comme une alternative d’investissement située au croisement de l’action d’une start-up apportant une rupture technologique, une matière première digitale et une monnaie, son achat rend clairement un portefeuille d'investissement «moins vert».  

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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