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La BCNActualités et médiasActualitésOr durable, traçable et certifié ?
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Or durable, traçable et certifié?

Finance

12.05.2021, par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce

L’évolution de notre société vers des produits plus durables, plus responsables et plus écologiques n’épargne pas le marché des métaux précieux et celui de l’or en particulier.

Les labels les plus connus « Max Havelaar Gold », « Provenance Gold » ou encore « PX Impact » poursuivent tous le même objectif : permettre au consommateur d’acheter de l’or durable, connaitre sa provenance et pouvoir garantir les conditions d’extraction minière et la traçabilité jusqu’au client final. Déterminer la provenance minière est particulièrement importante afin d’exclure le travail des enfants et de proscrire l’utilisation de mercure. Le surcoût de cette certification varie selon les labels. Il se situe généralement entre 150 et 2’000 francs par kilo en fonction des objectifs recherchés, de la structure de fonctionnement et de la notoriété de l’émetteur du certificat.

Ces certifications sont de plus en plus recherchées et exigées par les consommateurs, par l’industrie et par la joaillerie. Dans le marché de l’or physique, la majorité des échanges se fait aujourd’hui avec de l’or bancaire certifié LBMA (London Bullion Market Association), mais la part d’or minier certifié est en augmentation. Afin d’améliorer la transparence, la qualité des statistiques et des contrôles, la Suisse, place importante du commerce de l’or mondial, a proposé à l’organisation mondiale des douanes (OMD) de différencier l’or bancaire et l’or minier. Cette nouvelle norme est déjà appliquée au plan fédéral depuis le 1er janvier 2021 et pourrait être reprise au niveau mondial dès 2027 si les pays membres de l’OMD se rallient à la proposition suisse.

Deux méthodes sont aujourd’hui utilisées pour « marquer » l’or depuis la sortie de la mine jusqu’au consommateur. La première est un suivi avec un certificat dans le « Block chain » marquant chaque étape de production et l’autre est l’ajout d’un produit « ADN » indélébile, dès l’extraction du minerai, pour en certifier la provenance.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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