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L’or noir sous le feu des projecteurs

Economie

22.10.2019 , par Jonathan Lara Muñoz, collaborateur Trésorerie & Négoce

L’attaque du site d’Aramco, principale raffinerie d’Arabie saoudite en septembre, a provoqué une flambée des cours du pétrole de 20%. Cependant, quelques jours plus tard, les prix sont revenus à leurs niveaux initiaux. En effet, depuis l’annonce récente des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, le cours de l’or noir poursuit malgré tout une tendance baissière.

Premièrement, le ralentissement économique mondial, le conflit commercial et le contexte politique américain ont incité les marchés à anticiper un recul de la demande et ont fait chuter les cours. Deuxièmement, les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial devant la Russie et l’Arabie saoudite. La production de pétrole de schiste leur a permis d’inonder le marché.

Recul de la production

Pour contrecarrer cet afflux de pétrole américain et la baisse de la demande, l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, comme la Russie, ont décidé d’instaurer des plafonds pour réduire la production. Malgré le recul de la production en Arabie saoudite provoquée par l’attaque d’Aramco, l’offre n’a pas faibli. En effet, Ryad, plus gros exportateur mondial, dispose des réserves nécessaires pour couvrir un éventuel déficit pendant un mois. Les pertes de production ayant suivi les attaques ont impacté 60% de la production du pays et environ 5% de la production mondiale. 

Stabilisation

Toutefois, tout n’est pas si noir pour le pétrole. La récente détente des relations sino-américaines et l’accord annoncé il y a quelques jours devraient permettre de stabiliser la demande. L’OPEP et ses alliés s’efforcent aussi de faire fondre les stocks mondiaux en maintenant des quotas rigoureux. De plus, depuis juin, la production américaine de pétrole de schiste ralentit et les stocks diminuent. Quant au conflit entre les Etats-Unis, l’Occident et l’Iran, il semble s’être déplacé en mer, passage stratégique d’une quantité importante de brut. Une escalade des tensions au Moyen-Orient et des difficultés d’approvisionnement pourraient également influencer positivement les cours du pétrole.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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