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L’Italie agite les marchés

Finance

05.06.2018 , par Philippe Rollier, responsable Private Panking

La crise politique italienne a chahuté les marchés obligataires européens. L'impact sur l'euro s'est également fait ressentir.

L'économie mondiale a quelque peu décéléré au premier trimestre 2018. Aux Etats-Unis, la croissance  a ralenti, tout en restant robuste. Néanmoins, les données économiques actuelles suggèrent que la conjoncture américaine reprendra de la vigueur au deuxième trimestre pour atteindre une croissance supérieure à 3%. Le ralentissement de la croissance en Europe et dans les pays émergents, conjugué à la faible performance économique du Japon, devrait également être temporaire. Les indicateurs avancés se maintiennent à des niveaux élevés et la reprise conjoncturelle globale n’est pas remise en cause.

Impasse évitée

L’Italie est revenue sur le devant de la scène médiatique. Après un premier échec, le mouvement 5 étoiles et la Lega se sont finalement entendus pour former un gouvernement populiste. Ainsi, l'accord de jeudi dernier évite une impasse politique qui aurait conduit à de nouvelles élections cet automne au parfum de référendum pour ou contre l’euro.
Les marchés obligataires européens ont été chahutés par la crise politique transalpine. Ce contexte d’insécurité a invité les investisseurs à vendre les obligations des pays périphériques et à se diriger vers des actifs jugés plus solides comme les emprunts allemands ou suisses. Les rendements des obligations d'Etat italiennes ont grimpé à plus de 3,4% au plus fort de la baisse des marchés, un niveau plus vu depuis 2014. Au regard des circonstances, l’euro a vécu une fin de mois relativement sombre, tandis que le dollar, le franc et le yen ont été recherchés.

Valeurs bancaires à la peine

Malgré des reculs parfois violents, les marchés d’actions mondiaux ont progressé en mai. Sur le plan régional, le marché américain a surperformé ses pairs, les actions étant soutenues par les commentaires prudents de la Fed et par le déroulement des négociations avec la Chine. En Europe par contre, les indicateurs conjoncturels plus faibles et la situation délicate en Italie et en Espagne ont créé de fortes turbulences. Ce contexte a fortement plombé les valeurs bancaires. En revanche, le secteur technologique a généré des gains importants et semble donc avoir digéré la vague de mauvaises nouvelles qui avait chamboulé les entreprises de l’internet au début du printemps. 

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

 

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