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Les start-up doivent-elles s’affranchir de l’industrie?

Economie

24.11.2021, par Marie-Laure Chapatte, responsable Communication & Pôle économique

Dans le canton de Neuchâtel, près de 48 francs sur 100 sont gagnés dans le secteur secondaire. Ce dernier représente précisément 47,8% du produit intérieur brut (PIB) neuchâtelois en moyenne sur les dix dernières années. En comparaison, à Fribourg, c’est moins de 30%. 

Issus de la dernière publication des banques cantonales neuchâteloises, ces chiffres confirment ce que tout le monde sait: Neuchâtel et son industrie est un conte de fée qui va continuer d’enchanter l’économie régionale. Les start-up qui émergent dans cet écosystème doivent-elles néanmoins s’en affranchir pour permettre une meilleure diversification du tissu économique à l’avenir? La réponse mérite d’être nuancée.

Tout d’abord, non. Dans l’idéal, elles devraient pouvoir capitaliser sur ce savoir-faire et d’ailleurs, elles excellent en la matière. Prenez Aktiia, qui propose un bracelet électronique monitorant la tension artérielle. Au début du mois, elle a levé 17,5 millions de dollars. Cette réussite est étroitement liée aux compétences du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM). 

La start-up chaux-de-fonnière Coat-X, ancienne lauréate du Prix BCN Innovation, est spécialisée dans les revêtements ultra-fins destinés aux implants médicaux contenant de l’électronique. Elle a fortement souffert durant le Covid – c’est un euphémisme – mais a rebondi ce semestre grâce à un partenariat à plusieurs millions avec le groupe japonais OSG Coating Services.

Mais pour revenir à la question du lien, il faut parfois s’affranchir de l’industrie traditionnelle, de ces micros et nanotechnologies si joliment héritées de l’horlogerie, pour accroître la richesse de l’innovation neuchâteloise.

En ce sens, la réussite de la start-up neuchâteloise NYM est emblématique. Selon «Forbes», la société fondée par Harry Halpin a récemment décroché 13 millions de dollars auprès d’un fonds de capital-risque californien. NYM propose une solution pour renforcer la confidentialité des échanges sur la toile. On surfe donc plutôt ici dans l’univers des technologies liées à la cryptographie.

Et Neuchâtel a besoin de cette diversité.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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