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Les primes de risque resteront élevées

Finance

24.09.2020 , par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce à la Banque Cantonale Neuchâteloise

Depuis l’apparition du Covid-19, les primes de risques ont sensiblement augmenté sur la plupart des actifs financiers et les valeurs refuge ont été fortement recherchées par les investisseurs. En effet, le ralentissement économique, les tensions commerciales, le recul des marchés boursiers en mars et le manque de visibilité ont renchéri les coûts de refinancement.

L’aversion au risque des investisseurs et l’augmentation des probabilités de défauts des emprunteurs ont majoré les coûts d’emprunts pour les entreprises et les banques. Pour un prêt d’une durée de 10 ans, une charge supplémentaire moyenne d’environ 0,3% est aujourd’hui nécessaire pour attirer l’investisseur et trouver les fonds nécessaires au bon fonctionnement de l’activité économique. S’il est vrai que le contexte actuel devrait logiquement peser sur les taux d’intérêts, il est tout aussi exact d’affirmer que les perspectives ne permettront pas non plus un retour rapide à la normale des primes de risques.

Cette hausse des spreads, comme on les nomme dans le jargon financier, et l’assèchement du marché des capitaux ont ainsi été parmi les éléments déclencheurs des différents programmes de relance des banques centrales. Celles-ci ont largement alimenté les marchés en liquidités afin de soutenir au mieux l’activité économique et préserver les emplois. En Suisse, par exemple, les prêts «Covid», garantis par la Confédération, ont permis aux entreprises de trouver des fonds à des conditions extrêmement favorables par rapport à ce qu’elles auraient dû payer sur le marché obligataire.

Attente de plusieurs mois

D’un point de vue historique, des tensions similaires ont souvent nécessité un retour au calme de plusieurs mois avant que les spreads ne se resserrent. Cela semble être d’autant plus vrai aujourd’hui. La faible inflation, une possible deuxième vague d’infections et l’approche de l’élection présidentielle américaine inciteront les banques centrales à rester actives et vigilantes afin d’éviter une nouvelle hausse malvenue des coûts d’emprunts.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo

 

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