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Les marchés sous l’emprise des tweets

Economie

04.06.2019 , par Nicolas Schwaar, conseiller Private Banking

Le monde de la finance oscille entre peur et espoir selon la teneur des tweets de Donald Trump et l’évolution des relations sino-américaines. Alors qu’un accord semblait acquis, le réveil a été brutal lorsque les pourparlers ont été rompus, le ton virant à l’escalade.

La guerre commerciale a pris une nouvelle dimension avec la mise sur liste noire de grandes entreprises chinoises comme Huawei, que la Maison-Blanche accuse d’espionnage économique et industriel. Dans le même temps, les décideurs chinois pourraient limiter les exportations de matières premières essentielles aux entreprises américaines.

En Europe, la poussée populiste et eurosceptique aux élections du parlement a été limitée. L’attention se tourne à nouveau vers l’Italie où Matteo Salvini veut renégocier les règles budgétaires de l’Union européenne. Bruxelles lui a répondu sèchement en menaçant d’imposer une amende de 3 milliards d’euros si Rome ne respecte pas les règles communautaires. Au Royaume-Uni, le Brexit reste dans l’impasse suite à la démission de Theresa May. Son successeur devrait être nommé d’ici au 20 juillet. Toutefois, les options restent les mêmes: une sortie ordonnée selon l’accord négocié par l’ex Première ministre, une sortie sans accord ou la renonciation au Brexit.

Craintes d'une récession

Ces incertitudes ont relancé l’aversion au risque des investisseurs et ont incité ces derniers à se replier sur les emprunts d’Etats. Cet achat massif d’obligations a poussé les rendements à la baisse. Aux Etats-Unis, la courbe des rendements entre les bons du trésor à 3 mois et le papier à 10 ans s’est même inversée, relançant les craintes d’une récession. En Allemagne, les bunds à 10 ans affichent à nouveau un rendement négatif alors qu’en Suisse, le rendement obligataire à 10 ans a atteint un plus bas de 24 mois.

Le revirement du sentiment des investisseurs s’est traduit par un recul des marchés des actions. Le Dow Jones a ainsi enregistré pour la première fois depuis 2011 six semaines consécutives de baisse. Grâce à son profil plus défensif, le marché suisse affiche la meilleure performance des indices des marchés développés sur 2019.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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