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Les investisseurs peuvent dire merci aux banques centrales

Finance

11.02.2020 , par Philippe Rollier, responsable Private Banking

Alors que les risques géopolitiques étaient marqués l’an dernier, les investisseurs en ont fait fi. Soutenus par la réorientation des politiques monétaires, les marchés d’actions ont atteint des sommets. Les obligations et l’immobilier côté ont également affiché une belle dynamique en 2019. 

Le volte-face de la Réserve fédérale américaine, le 3 janvier 2019, a complètement réorienté les marchés. Début février, le SMI progressait déjà de plus de 8%. Les investisseurs se seraient presque déjà contentés d’une telle performance annuelle. Pourtant, à fin 2019, l’indice phare affichait une hausse trois fois supérieure: +26% !

Détente des politiques monétaires

Les incertitudes géopolitiques ne s’étaient pourtant guère estompées. Dès lors, qu’est-ce qui a motivé les investisseurs et poussé les principaux indices vers les sommets l’an dernier ? Le soutien des banques centrales et la détente synchronisée des politiques monétaires ont assurément joué un rôle de moteur, ces institutions se positionnant ainsi contre le ralentissement économique.

Ralentissement manufacturier

Un fléchissement était bien perceptible dans le secteur manufacturier. L’Allemagne par exemple, et son industrie automobile, ont été touchées de plein fouet. Toutefois, les indicateurs avancés, à l’image de celui des directeurs d’achats, ont repris des couleurs en septembre, validant un scénario de creux conjoncturel plutôt que de récession. L’an dernier, la croissance mondiale a ainsi atteint 2,9% selon le Fonds monétaire international (FMI).
En inondant le marché de liquidités, les banques centrales ont également soutenu la performance des obligations. Grâce à une forte progression jusqu’à la fin de l’été, puis un recul en automne, le gain annuel  sur une obligation à 10 ans de la Confédération, atteignait 2,75%.

+20% sur l’immobilier coté

Malgré les taux de vacance en augmentation, l’indice des fonds immobiliers est resté bien orienté. Avec une progression de 20%, l’immobilier coté a ainsi été soutenu par une quête de qualité et de rendement dans un environnement de taux bas, voire négatifs.
Comme indiqué, ce dernier s’est également révélé bénéfique pour le marché des actions. Les marchés semblent avoir ignoré les risques géopolitiques. Ou face à la multiplication de ces derniers, peut-être les investisseurs ont-ils appris à vivre avec. Ainsi, lors du premier semestre, les valeurs défensives, à l’image de Nestlé, se sont particulièrement distinguées, alors que lors du deuxième semestre, l’amélioration des baromètres conjoncturels a incité les investisseurs à prendre davantage de risques : les valeurs cycliques ont alors tiré leur épingle du jeu.

Des performances supérieures

Cette excellente tenue des marchés en 2019 se lit également dans les résultats des fonds de placement BCN. Rappelons que ces derniers suivent des critères de durabilité stricts qui, concrètement, excluent pour l’heure des titres comme Novartis ou LafargeHolcim. Les fonds BCN Durable Revenu et BCN Durable Equilibré ont respectivement atteint une performance de 10,3% et 14,5%, sachant que la part des actions dans le premier s’élève à 27%, contre 45% pour le second. Ces performances sont parmi les meilleures de celles de fonds comparables. Quant au nouveau fonds BCN en actions suisses lancé en septembre dernier, avec une progression de 6,17%, il fait mieux que l’indice SPI sur la même courte période.

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