La BCN Actualites et medias Actualités Les gains d’efficacité se lisent dans les résultats

Les gains d’efficacité se lisent dans les résultats

Finance

02.11.2021 , par Vincent Schwery, gérant de fonds

Après le coup de mou de septembre, les bourses ont repris leur progression en octobre, et même gravi de nouveaux sommets pour les plus véloces d’entre elles.

Les marchés ont tout d’abord bénéficié d’un phénomène récurrent depuis le début de l’année, appelé «buy the dip», que l’on observe à chaque faiblesse du marché. En effet, les acteurs financiers rachètent systématiquement des actions lors de chaque période baissière, vue comme des opportunités de rejoindre la tendance haussière. La correction de septembre n’a pas dérogé à cette règle et la plupart des indicateurs montrent que les investisseurs ont rapidement renforcé leur exposition au risque à partir de fin septembre.

Augmentation de prix

Le sentiment général a profité d’un début de saison de résultats des entreprises tonitruant. Jusqu’à présent, les publications sont d’excellente facture : plus de 80% des sociétés américaines ont annoncé des chiffres en forte progression et supérieurs aux attentes. Plus que les chiffres du passé, le discours des sociétés sur leurs prévisions des prochains mois est scruté avec une grande attention pour jauger de l’état de l’économie. Difficultés d’approvisionnement, hausse des coûts intrants ou niveaux des salaires sont autant de thématiques qui ont chahuté les marchés récemment. La saison des résultats indique que les entreprises ont non seulement bénéficié de la reprise économique, mais également réalisé des gains d'efficacité pendant la pandémie. Augmentation de prix, mesures d’efficience, effet de levier grâce à des volumes élevés ont en effet permis aux sociétés de maintenir le cap.

Hausse des perspectives 

Au final, les marchés s’attendent à une progression de 49% des bénéfices par action au niveau mondial en 2021 par rapport à 2020, alors qu’ils prévoyaient 30% en janvier dernier. Cette hausse des perspectives de bénéfices diminue mécaniquement les valorisations et redonne un attrait supplémentaire aux valeurs qui étaient devenues chères. Pour 2022, les prévisions sont restées stables et devraient être soutenues par le report de la forte demande actuelle qui ne pourra être satisfaite, particulièrement dans l’automobile et l’électronique.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.