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L’économie japonaise en mauvaise posture

Economie

10.03.2020 , par Jean-Philippe Moullet, conseiller Private Banking

Malgré un plan massif de soutien économique et divers programmes d’incitation, les craintes du gouvernement de Shinzo Abe se sont matérialisées : l’économie japonaise et la consommation privée en particulier se sont effondrées.

L’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) début octobre a entraîné une forte baisse de 2,8% de la consommation des ménages au quatrième trimestre 2019. Bien que ce recul était attendu, il est néanmoins plus sévère que prévu. Certains estiment que les mesures de compensation du gouvernement, telles que la gratuité des crèches ou le remboursement partiel de la TVA sur les paiements dématérialisés (carte de crédit, smartphone, etc) n’auraient de loin pas profité de la même façon à l’ensemble de la population. A cela viennent s’ajouter les violents typhons d’octobre, qui ont aussi pesé sur l’activité économique.

Jeux olympiques d'été menacés

La propagation du virus Covid-19 est un autre facteur aggravant pour le pays du Soleil-Levant. Compte tenu du risque de contagion, le marathon de Tokyo, où près de 39 000 coureurs étaient inscrits, a été annulé, tout comme son homologue féminin de Nagoya. Le gouvernement japonais demande constamment aux organisateurs de grandes manifestations de les reporter ou de les annuler. Les autorités craignent qu’une propagation continue du virus ne menace la tenue des Jeux olympiques d’été, prévus fin juillet à Tokyo.

Récession en vue

Il est d’ores et déjà évident que les secteurs des voyages et du tourisme figureront parmi les grands perdants. En 2003, les chiffres du tourisme s’étaient effondrés au Japon à cause de l’épidémie du SRAS. Depuis lors, l’importance des hôtes chinois a été multipliée par trois au Japon et le volume des recettes touristiques a également augmenté. En conséquence, au premier trimestre 2020, le manque à gagner lié au tourisme devrait coûter environ 0,2% de croissance à l’économie. Et comme le commerce de marchandises avec la Chine – qui représente 20% des exportations japonaises - est lui aussi fortement touché, une récession devient de plus en plus probable.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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