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Le meilleur des mondes d’après

Finance

22.12.2020 , par Gary Sapsford, Conseiller Private Banking

Alors que les actions évoluent positivement malgré la tourmente 2020, les marchés boursiers se mettent néanmoins à rêver d’un retour à une vie d’avant Covid. 

Les investisseurs escomptent déjà le crépuscule du télétravail et que la famille type voyagera dès que possible en Thaïlande en achetant une Swatch au duty free. Cependant, il est indéniable qu’à bien des égards, la vie ne sera plus comme avant.

Le bar branché Zoom

La pandémie a par exemple accéléré la transformation digitale. Du jour au lendemain, Zoom est devenu le bar le plus branché pour les adultes et une salle de classe pour les enfants. Ce virus a fondamentalement impacté la manière de travailler ainsi que la part que chacun réserve à sa vie professionnelle. Il nourrit aussi l’espoir qu’une révolution verte puisse naître au lendemain de la pandémie.

Les employeurs sont venus à la conclusion que le télétravail fonctionne et se demandent, à présent, si les milliers de mètres carrés de locaux commerciaux inscrits au bilan sont des capitaux bien alloués. La diminution des besoins en espace de bureau sonnera le glas des quartiers d’affaires traditionnels.

Les employés, eux, favoriseront à l’avenir un travail flexible depuis le confort d’une habitation Minergie, en périphérie, avec potager bio et poulailler. Leurs envies de socialiser au sein de leur communauté locale après une journée de travail «virtuelle» s’en trouveront dès lors renforcées. Par conséquent, le secteur des loisirs et du divertissement au cœur des villes devrait ressentir les effets négatifs de l’éloignement.

Bye bye Barcelone

Un aspect que le Covid n’a malheureusement pas modifié est l’urgence climatique. Ainsi, il pourrait favoriser l’émergence d’une économie plus verte. En effet, la pandémie a montré que la planète pouvait réduire ses émissions de CO2 : selon les prévisions, un recul de 8% est attendu en 2020. Certes, il a fallu tirer un trait sur nos week-ends EasyJet à Barcelone mais nous n’avons pas dû foncièrement modifier nos habitudes de vie. Voilà une lueur d’optimisme pour les gouvernements qui souhaitent instaurer un Green Deal sans retourner à l’âge de pierre.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo. 

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