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L'automne sera chaud

Economie

20.08.2019 , par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce

L’agenda économique, politique et international de ces prochaines semaines va probablement être décisif pour les marchés financiers. Le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine pèse sur la conjoncture mondiale et les perspectives. Les conséquences les plus visibles sont un fort repli des taux d’intérêts, une augmentation de la volatilité sur les marchés boursiers et une recherche effrénée de valeurs refuges.

A titre d’exemple, les taux d’intérêts interbancaires en franc suisse s’échangent en territoire négatif pour des durées au-delà de 50 ans et la courbe des taux américains s’est aplatie à tel point que le taux à 10 ans est inférieur à celui à 2 ans. En théorie, une telle configuration augure une récession économique. L’indice Dow Jones a ainsi perdu 800 points mercredi dernier par crainte de voir ce scénario se concrétiser. Du côté des monnaies, le franc est à son plus haut niveau contre l’euro depuis 2017 et l’or n’a plus été aussi recherché depuis 7 ans.

Les banques centrales sous pression

L’automne sera donc chaud car les banques centrales devront réagir à ce contexte inédit. Les analystes prévoient que la Banque centrale européenne (BCE) baissera ses taux de 0,25% le 12 septembre, de même que la Réserve fédérale américaine (FED) le 18 septembre. La pression sera aussi forte sur la Banque nationale suisse (BNS) qui se réunira le lendemain. Le franc est déjà fort et les taux d’intérêts sont aujourd’hui largement inférieurs au taux de référence de la BNS à – 0,75%. Plusieurs options sont envisageables pour elle. La première sera de ne pas répliquer la baisse attendue des autres banques centrales, ce qui aura pour conséquence un renforcement supplémentaire de notre monnaie et un besoin accru pour la BNS d’intervenir sur le marché des changes. La deuxième sera de répercuter une baisse de taux égale ou supérieure à 0,25% avec des conséquences sur les rendements de l’épargne et des caisses de pensions. Confrontée à des choix difficiles, la BNS prépare probablement déjà son plan d’action. 

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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