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La flexibilité, maître-mot de 2019

Finance

08.02.2019 , par Victor Vogt, responsable Asset Management

Après deux excellents millésimes (2017 et 2018), la croissance mondiale est au cœur des préoccupations des marchés. En effet, les craintes des investisseurs liées à la santé de la conjoncture poussent la volatilité à la hausse. Alors, un fort ralentissement est-il possible? Et où se situent les meilleures pistes d’investissement pour 2019 ?

Le cycle de croissance économique actuel est un des plus longs de l’histoire et le différend commercial opposant la Chine aux Etats-Unis pèse sur les perspectives. Toutefois, la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial reste solide avec des prévisions à 3,5% en 2019. Le risque de récession pour cette année semble très modéré, ce qui n’exclut pas que certains pays verront leur PIB reculer.

Les indicateurs avancés (PMI), tant dans la manufacture que dans les services, annoncent une dégradation du sentiment actuel, mais ils restent globalement en territoire positif. 

Le chômage au plus bas

Outre Atlantique, le taux de chômage est au plus bas depuis les années 60 et les salaires progressent de plus de 3%. Le nouveau discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) semble plus conciliant et laisse entendre un ralentissement dans la politique de relèvement des taux d’intérêt. Au point que sur les douze prochains mois, aucune intervention n’est attendue par le marché.

En Europe, hormis sur le front de l’emploi, le tableau est plus sombre. Les nombreuses tensions politiques (Brexit, budget italien, gilets jaunes en France, montée du populisme, etc.) péjorent la situation, entraînant une baisse de la confiance.

En terme de croissance, la Suisse a enregistré une année 2018 plus faste que ses voisins, avec une progression de l’ordre de 2,6%. Une normalisation est toutefois attendue en 2019 et 2020. Le taux de chômage a retrouvé des niveaux plus vus depuis seize ans.

Croissance indienne

Globalement, le différentiel de croissance entre les pays développés et émergents devrait se creuser. En effet, les premiers devraient voir leur croissance se tasser alors qu’elle devrait se stabiliser aux alentours de 5% en moyenne dans les pays émergents. En Inde par exemple, si les incertitudes politiques à l’approche des élections parlementaires prévues au printemps et le durcissement des conditions de financement réduisent la visibilité, la croissance devrait s’accélérer sur les deux prochaines années. Quant à la Russie, elle est toujours en proie aux sanctions économiques et la croissance est molle en comparaison des autres régions émergentes. Enfin, en Chine, le PIB devrait se maintenir au-dessus des 6% cette année.  

Après ce tour d’horizon géographique, intéressons-nous aux actions à proprement parler. La croissance des bénéfices en 2019 est attendue moins forte qu’en 2018. Sur les douze prochains mois, ce sont tout de même 7,5% de hausse qui sont escomptés. De plus, une bonne partie des mauvaises nouvelles est déjà intégrée dans les cours actuels, ce qui peut apporter d’éventuelles surprises positives. Le recul des marchés fin 2018, que nous considérons exagéré, a tiré les valorisations à la baisse si bien qu’elles se situent globalement en dessous de leur moyenne à long terme. Nous privilégions les actions américaines pour leur potentiel de croissance, les suisses pour leur caractère défensif et les émergentes pour leurs valorisations attractives. A l’inverse, les actions de la zone euro et du Japon s’avèrent moins opportunes pour 2019.

Discours plus conciliant

Du côté des taux, les interventions des banques centrales devraient être rares. En effet, la Fed a adopté un discours plus conciliant. La Banque centrale européenne devrait dorénavant relever ses taux à l’automne au plus tôt et n’exclut pas de recourir à des instruments tels que les rachats d’actifs ou les prêts à long terme aux banques si la situation devait se dégrader. Quant à la Banque nationale suisse, elle devrait maintenir son cap, aussi longtemps que la politique monétaire européenne reste inchangée. Du côté des obligations, nous privilégions les emprunts en dollars qui offrent à ce jour des taux d’intérêt plus favorables et de meilleures perspectives qu’en Europe et en Suisse. 

En conclusion, aucune récession n’est escomptée pour 2019 au niveau global, des dénouements dans la guerre commerciale et dans le dossier du Brexit apporteraient un nouveau souffle au marché. Une chose semble certaine, la volatilité devrait perdurer. Les actions conservent la préférence de la BCN par rapport aux autres classes d’actifs. Toutefois, une seule certitude: une allocation flexible est indispensable dans le contexte mouvementé actuel.

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