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Jour d’élection, suspens pour les marchés

Finance

03.11.2020 , par Jamil Bouallai, gérant de fonds

Après une longue lutte entre les deux candidats à la présidence américaine, nous voici enfin arrivés au jour décisif. Le résultat est généralement annoncé dans la nuit suivant le vote, soit demain au lever du soleil en Suisse.

Le comptage des votes risque d’être plus compliqué cette année voire contesté, notamment dans certains Etats clés où la course s’avère plus serrée. Avec la pandémie, le vote par correspondance est désormais autorisé dans une majorité d’Etats, selon des règles différentes et alors que le service postal américain peine sous les coupes budgétaires.

Scénario principal

Le scénario principal est celui d’une «vague bleue», où les démocrates remportent la Maison-Blanche et les deux chambres du Congrès. Les marchés d’actions devraient saluer un tel résultat, encouragés par l’espoir d’un stimulus fiscal rapide alors que la crise du Covid s’intensifie. Les obligations et le dollar américain devraient néanmoins être pénalisés.

Si Joe Biden bénéficie toujours d’une avance confortable dans les sondages, une surprise, comme il y a quatre ans ou lors du référendum sur le Brexit, ne peut être exclue. L’analyse des réseaux sociaux tels que Twitter ou les cotations des paris chez les «bookmakers» indique un resserrement de la course. Si le congrès reste divisé comme actuellement, il sera difficile de s’accorder sur d’importantes mesures de relance économique, ce qui pèsera alors sur la direction globale des marchés.

Scénario bis

Le scénario le moins probable, où les républicains gardent la Maison-Blanche tout en prenant le contrôle des deux chambres du Congrès, serait également salué par les marchés. Les deux candidats ont des visions différentes sur les thèmes du commerce international, de l’écologie ou de l’hégémonie des géants de la Tech. Peu importe l’issue de l’élection, l’allocation des portefeuilles dans certains secteurs restera donc décisive, surtout avec la pandémie toujours disruptive.

Pour finir, la Réserve fédérale américaine devrait rester accommodante quelle que soit la couleur du pouvoir politique, et même au-delà du terme de mandat de son président, Jérôme Powell, en 2022.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo. 

 

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