Euphorie des marchés et réalités économiques
Après un léger repli mi-décembre, les marchés ont repris leur marche en avant pour terminer l’année le vent en poupe.
Les actions auront à nouveau connu une année faste avec des performances à deux chiffres, portées par l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle et par un nouveau cycle d’assouplissement monétaire.
Euphorie en 2025
Les métaux précieux ont quant à eux bénéficié de la dépréciation massive des monnaies fiduciaires, et surtout du dollar, pour afficher des rendements extraordinaires de près de 65% pour le métal jaune et 150% pour l’argent.
Pour les investisseurs suisses en obligations, la cuvée 2025 ne restera pas dans les annales faute de rendements attractifs. Cette faiblesse a contraint ces derniers à parquer leurs liquidités dans l’immobilier qui termine l’année avec une performance proche de 10%.
Projections pour 2026
Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avons pas d’éléments nouveaux qui nous inciteraient à modifier notre allocation d’actifs. Au niveau macroéconomique, la croissance mondiale devrait s’afficher autour de 3%. Aux Etats-Unis, la situation budgétaire et fiscale reste préoccupante et la dette en relatif au PIB s’élève à plus de 120%. Les dépenses de l’Etat représentent environ 22% du PIB. Dans un contexte comme celui-ci, couper dans les dépenses avec un tel endettement reviendrait à provoquer une récession quasi immédiate et une chute brutale des marchés.
En effet, la corrélation entre les dépenses liées aux largesses fiscales et la bourse s’est largement accentuée ces dernières années. Les investisseurs particuliers, engagés massivement dans les actions et les entreprises qui ont vu leurs cours s’envoler ces dernières années, contribuent également d’une manière significative au pot fiscal. En Suisse, la croissance devrait être modeste (moins de 1%) et l’inflation contenue en raison de la force persistante du franc. Les pays émergents devraient connaître une croissance solide, tirée par un dollar plus faible, des taux d’intérêt réels en baisse et des prix des matières premières favorables.
Une version de cet article a été publiée dans ArcInfo.