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Devises sous influence

Finance

19.02.2019 , par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce

Les réserves de la Banque nationale suisse (BNS) ont augmenté de 12,7 milliards de francs au mois de janvier à 741,47 milliards. Quelles peuvent être les raisons de cette hausse et quelles peuvent être les conséquences de ces probables interventions sur le marché des changes?

Tout d’abord, le contexte politique et économique de ces derniers mois a incité les investisseurs à la prudence. En effet, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, la crise au Venezuela, les gilets jaunes en France, le Brexit et le ralentissement économique ont poussé les investisseurs à s’orienter vers des valeurs refuge comme l’or, le yen et le franc. Il n’est dès lors pas étonnant d’avoir constaté un renforcement de notre monnaie nationale en fin d’année dernière. Depuis l’abandon du prix plancher en 2015, la BNS a axé sa politique monétaire sur l’application de taux négatifs sur les excédents de liquidités bancaires et sur des interventions ciblées dans le marché des changes. Au vu de l’augmentation de ses réserves en janvier, la BNS a probablement combattu l’excès de vigueur de notre monnaie nationale. Le cours de l’euro face au franc est ainsi remonté de 1,12 à plus de 1,14 durant cette période.

Soutien à d'autres devises

Dans un souci de répartition des risques et d’équilibre de ses réserves, la BNS ne conserve pas l’entier des euros qu’elle achète. En effet, elle en revend une partie contre d’autres monnaies (dollar, livre sterling, dollar canadien et yen). C’est donc indirectement qu’elle apporte un soutien à ces autres devises. Durant la même période, le dollar s’est ainsi fortement apprécié face au franc. A ce jour, le billet vert représente 36% des réserves de la BNS, le yen 8%, la livre sterling 7% et le dollar canadien 3%.  Selon certains analystes, l’activité de la banque centrale helvétique a été un élément clé de la hausse constatée sur ces monnaies depuis le début de l’année. Cette situation devrait à priori perdurer en raison des incertitudes entourant les marchés.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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