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La BCNActualités et médiasActualitésDes emprunts de haute qualité, mais à quel prix ?
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Des emprunts de haute qualité, mais à quel prix ?

Finance

27.08.2019 , par Arielle Raemy Schwab, conseillère Private Banking

Cet été, les craintes liées à la santé de l’économie mondiale conjuguées au conflit commercial ont poussé les investisseurs vers des actifs sûrs. Conséquence : les prix des obligations d’Etat ont atteint des sommets et leurs rendements se sont effondrés à des niveaux historiquement bas. Aujourd’hui près de 30% des emprunts obligataires mondiaux, totalisant 17’000 milliards de dollars, affichent un rendement inférieur à zéro.

Le rendement d’une obligation devient négatif lorsque sa valeur sur le marché est supérieure au montant qui sera remboursé à l’échéance additionné à la somme de tous ses coupons futurs. Pour certains, placer de l’argent dans des emprunts garantissant un rendement inférieur à leur valeur nominale relève de la fiction. Or, la détention de telles obligations reste une option acceptable pour les investisseurs contraints de payer des intérêts négatifs sur les avoirs détenus auprès des banques, ou pour les institutions qui sont tenues d’investir une partie de leurs actifs dans des emprunts de haute qualité.

D’autres les achètent en espérant simplement que leurs prix continueront à augmenter, en tablant notamment sur des perspectives conjoncturelles plus sombres et une baisse de l’inflation. Dans cette optique, les bienheureux auront investi dans l’emprunt autrichien à 100 ans (remboursable en 2117!), qui affiche une performance exceptionnelle de +65% depuis le début de l’année.

Risques volatils

Cela dit, malgré la forte performance des obligations gouvernementales cette année, il est important de souligner que l’investissement dans ces emprunts dits «sûrs» n’est pas sans risque. Ceux-ci sont parfois très volatils et peu nombreux, de sorte que la liquidité, c’est-à-dire la capacité d’acheter ou de vendre un titre rapidement et à moindres coûts, y est faible. En outre, les mouvements de marché peuvent s’accentuer en période de nervosité élevée. La récente hausse des tensions politiques en Argentine, avec la défaite du président sortant lors des élections primaires, permet de l’illustrer: en un seul jour, la valeur de l’obligation sud-américaine à 100 ans a dégringolé de 25%.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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