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Charmes et rendements des petites capitalisations suisses

Finance

10.12.2019 , par Stéphane Crevoisier, Responsable Private Banking Montagnes

Les investisseurs sont enclins à se limiter au champ sécurisant, mais restreint, des actions des grandes entreprises internationales. Mais le tissu économique suisse ne se cantonne pas aux vingt sociétés vedette du SMI, puisqu’il est constitué à 99% de petites et moyennes entreprises. Surtout, à elles seules, ces PME regroupent près de deux tiers des emplois d’entreprises marchandes, donc leur impact est non négligeable.

Le profil-type des PME helvétiques cotées correspond généralement à celui d’entreprises en croissance, dotées d’un fort positionnement concurrentiel et actives dans des secteurs de niche. Regroupées dans le SPI Extra, les petites et moyennes capitalisations compensent leur différence de taille par un maillage plus serré dans l’économie nationale ou régionale. Elles offrent également une plus large répartition sectorielle comparativement à l’indice SMI, dominé pour moitié par Nestlé, Novartis et Roche. Ainsi, la composition de l’indice regroupant les valeurs boursières secondaires reflète plus fidèlement les forces économiques du pays, avec ses aspects industriel et technologique plus marqués.

Fluidité des échanges plus faible

Ce type d’investissement comporte toutefois des risques intrinsèques à la nature du marché dans lequel elles évoluent.  Au-delà du risque de défaillance, les titres des petites entreprises suisses sont généralement plus cycliques et plus volatils que ceux de leurs grandes sœurs.  Par ailleurs, leur faible capitalisation réduit naturellement le nombre d’actionnaires et donc la fluidité des échanges de leurs titres.

Rendements plus élevés

Historiquement, le niveau de risque supérieur a été récompensé par des rendements également plus élevés. Ces vingt dernières années, l’indice SPI Extra a ainsi réalisé une performance annualisée, y compris les dividendes, de 8,2%, à comparer aux 4,5% de l’indice vedette SMI. 

En conclusion, le terme de «marché secondaire» est souvent retenu pour désigner les sociétés de moindre taille qui le composent. Mais cette désignation d’entreprises à la notoriété plus faible ne doit pas faire douter l’investisseur de l’importance de leur dynamisme économique.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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