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Calçada Polissage fête ses vingt ans en triplant sa surface

BCN

07.07.2020 , par Marie-Laure Chapatte, responsable Communication & Pôle économique

Fraîchement installée dans son nouveau bâtiment, la PME familiale du Locle reste optimiste malgré la crise sanitaire. Rencontre avec Paulo Calçada, un patron qui parie sur l’avenir.

Pour célébrer son vingtième anniversaire, Calçada Polissage s’est offert un joli cadeau, soit l’acquisition d’un nouveau bâtiment, à la rue de la Jaluse au Locle. Ce déménagement, pour l’entreprise spécialisée dans le polissage haut de gamme, était devenu une nécessité en raison de l’accélération de sa croissance ces dernières années. En effet, depuis 2017, la PME a doublé son chiffre d’affaires et entendait, début 2020, dépasser la barre des 10 millions de francs. Depuis, le coronavirus est passé par là, mais les volumes restent pour l’heure conséquents, rassure Paulo Calçada.

«Quitter une situation confortable»

Son parcours incroyable, le patron de l’entreprise le raconte avec un enthousiasme communicatif. Arrivé du Portugal en 1987 pour faire les vendanges, il a gravi les échelons d’une autre entreprise, puis s’est mis à son compte en l’an 2000. «Devenir entrepreneur, c’est quitter une situation confortable pour prendre des risques», rappelle celui qui a, un peu au culot, décroché ses premiers gros clients.

La qualité via l’œil humain

Son leitmotiv? La qualité. «Dans le polissage, c’est l’œil humain qui fait la différence, qui décèle les imperfections», poursuit ce tout jeune grand-papa de 47 ans. Et ce ne sont pas les 120 collaborateurs qui manient les pièces, tantôt avec précision, tantôt avec précaution, qui le contrediront.

Terrain réservé, puis…

Grâce à cette acquisition immobilière, de plusieurs millions de francs, Calçada Polissage a pu quasiment tripler la surface de l’usine et peut désormais se projeter dans l’avenir avec sérénité. Toutefois, pour aboutir à ce projet, le chef d’entreprise est passé par plusieurs états d’âme et étapes, comme celle de chercher à construire sa propre usine. «On est à l’étroit, il faut bâtir, c’est vraiment la première chose qui vient à l’esprit. D’ailleurs, j’avais déjà réservé un terrain, puis l’opportunité de ce bâtiment existant s’est présentée et je l’ai saisie», confie-t-il, heureux de sa décision.

Rôle de facilitateur

«Comme lors de mon premier prêt, en 2001, où j’avais besoin de 30'000 francs, la BCN m’a suivi dans ce projet», souligne Paulo Calçada. «Grâce à notre connaissance des entreprises, nous avons pu jouer le rôle de facilitateur, relève  Laila Cinotti, responsable Entreprises des Montagnes à la BCN. Ainsi, plusieurs PME ont trouvé, dans un laps de temps réduit, chaussure à leur pied.» L’électricité, les installations incendies, les alarmes, les coffres-forts, les cloisons, de nombreux travaux ont été réalisés à la rue de la Jaluse pour offrir un écrin parfaitement adapté à Calçada Polissage. «En revanche, l’investissement dans les machines est effectué via un leasing», poursuit le dirigeant. Actuellement, les aménagements du bâtiment se poursuivent, même si l’organisation du travail a été chamboulée par le Covid-19, avec la séparation totale en deux équipes distinctes, afin de prévenir une éventuelle mise en quarantaine.

Usine au Portugal

De ce nouveau bâtiment de la rue de la Jaluse sortiront quelque trois millions de pièces cette année, essentiellement destinées à l’horlogerie haut de gamme. «J’ai également développé une usine au Portugal. Dirigée par mon frère, elle compte 136 collaborateurs et offre une jolie complémentarité à ce que nous faisons au Locle», souligne-t-il. Son épouse et son fils travaillent également au sein de cette PME familiale. Les défis entrepreneuriaux subsistent. «Nous devrions sauver notre année, à moins qu’une deuxième vague ne vienne redonner un coup d’arrêt», estime Paulo Calçada, qui pense à continuellement développer de nouveaux produits : «Nous devons également diversifier les clients et améliorer l’automatisation de certains processus.»

Pendant la période des travaux, la réorganisation ponctuelle des espaces a offert des univers très différents (photo prise avant l’instauration des mesures sanitaires).

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