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La BCNActualités et médiasActualitésBouffée d’oxygène pour les actions
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Bouffée d’oxygène pour les actions

Finance

02.04.2019 , par Stéphanie Guillod, conseillère Private Banking

Le ralentissement économique mondial s'est poursuivi au premier trimestre 2019. Aux Etats-Unis, il s’explique essentiellement par des facteurs exceptionnels tels que la fermeture partielle du gouvernement et les mauvaises conditions météorologiques, si bien qu’un effet de rattrapage pourrait s’opérer déjà ce trimestre.

En Europe, la stabilisation espérée des indicateurs de confiance ne s’est pas confirmée en mars. Dans l’industrie, le climat des affaires et la confiance des chefs d’entreprise se sont encore détériorés. Cependant, tout n’est pas noir: jusqu’à présent, le recul marqué de l’industrie européenne ne s’est pas propagé au secteur des services. Ceci reflète la résilience de la conjoncture intérieure, soutenue par un marché de l’emploi et une confiance des consommateurs solides. En Chine, le début de l’année a également été modeste. Cependant, les mesures de relance budgétaire devraient permettre aux indicateurs chinois de s’améliorer à partir du deuxième semestre.

Politique monétaire flexible

Dans ce contexte, les banques centrales ont réitéré leur intention de poursuivre une politique monétaire moins restrictive, à l’image de la Réserve fédérale américaine, qui a annoncé qu’elle n’augmentera pas ses taux en 2019. La politique monétaire souple des banques centrales conjuguée au ralentissement conjoncturel mondial a fait vaciller les rendements obligataires internationaux. Pour la première fois depuis octobre 2016, les taux allemands à 10 ans ont retrouvé le territoire négatif alors que ceux de la Confédération ont plongé jusqu’à -0,426%.

Support de choix

En bourse, les titres bancaires ont souffert des perspectives de marges moins favorables alimentées par la baisse généralisée des taux. En revanche, ce contexte a soutenu les secteurs à haut dividendes comme l’immobilier et la consommation non-cyclique. Aujourd’hui, une question se pose toutefois: la récente forte hausse des cours est-elle toujours justifiée au regard du ralentissement de la dynamique économique? Disons que les récents discours des banquiers centraux offrent une bouffée d’oxygène et un support de choix aux marchés boursiers. Par ailleurs, la situation économique pourrait s’améliorer lors du second semestre.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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