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Aux grands maux les grands remèdes

Economie

23.06.2020 , par Arnaud Chatagny, collaborateur Trésorerie & Négoce

Bien que l’optimisme régnant sur les marchés boursiers semble être en inadéquation avec la contraction marquée de l’économie réelle, force est de constater que les plans de soutien massifs ainsi que les postures ultra-accommandantes adoptées par les banques centrales ont ravivé l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués. Ils ont permis aux indices boursiers d’effacer la majeure partie de leurs pertes subies depuis la mi-mars.

La Banque centrale européenne a même surpassé les attentes des investisseurs en augmentant de 600 milliards d’euros son programme de rachat d’obligations publiques et privées pour le porter à un total de 1'350 milliards. Celui-ci a également été prolongé jusqu’à fin juin 2021 au moins, laissant à penser que le soutien monétaire perdurera visiblement plus longtemps que prévu initialement.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) s’est également montrée très accommandante lors de sa dernière réunion. Elle a notamment annoncé que les taux directeurs devraient certainement rester proche de 0% jusqu’en 2022 au moins en raison des risques considérables pesant sur les perspectives économiques. Aussi, la Fed a ajusté ses prévisions et table désormais sur un recul du produit intérieur brut de 6,5% et un taux de chômage de 9,3% pour cette année.

Attrait du franc fort

En Suisse, la Banque nationale doit toujours faire face à l’attrait du franc aux yeux des investisseurs, encore davantage durant la période de crise que nous traversons actuellement. Bien qu’elle soit consciente des problèmes que soulèvent les intérêts négatifs, notamment sur le système de prévoyance, elle n’envisage pour le moment pas de changements significatifs dans sa conduite de politique monétaire. Aussi, elle a réitéré son intention d’intervenir de manière accrue sur le marché des changes pour contribuer à stabiliser la situation.

Enfin, même si les indicateurs économiques récemment publiés montrent des signes timides de redémarrage de l’activité, le fait que la reprise pourrait être moins rapide que prévue et la crainte d’une deuxième vague de contamination pourraient venir noircir le tableau.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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