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Alors, cap ou pas cap?

Economie

19.11.2019 , par Marie-Laure Chapatte, responsable du Pôle économique

Cette semaine, ni cours d’actions ni obligations. Retour à l’économie réelle, ces femmes et ces hommes qui, un jour, se sont élancés afin d’initier leur business. C’est la Semaine mondiale de l’entrepreneur. Celle-ci réunit quelque 10 millions de personnes dans 170 pays, dont la Suisse, autour de 35'000 événements. Des conférences, ateliers ou compétitions pour faire tomber les barrières et susciter les vocations entrepreneuriales.

La Suisse, pourtant terre d’innovation reconnue, voire enviée, en a toujours besoin. En effet, selon le dernier Global Entrepreneurship Monitor (GEM) réalisé par la Haute école de Fribourg, la conviction des Helvètes dans leur capacité à créer une entreprise s’est étiolée, à 36,3% des sondés. Ce taux, en recul depuis 2012, inquiète si on le compare par exemple aux Etats-Unis, ou plus d’un citoyen sur deux se montre confiant en la matière (55,6%). Autre ombre au tableau rouge à croix blanche: la peur de l’échec. Celle-ci continue de grimper pour atteindre près de 40%. De plus, l’attention accordée par les médias suisses pour promouvoir l’esprit d’entreprise est le plus faible des pays passés au crible par le GEM.  

Multiples initiatives

En revanche, l’appétit global est là. Le démarrage d’une activité constitue une option de carrière de plus en plus envisagée pour ceux qui ne sont pas encore chef d’entreprise.  L’effervescence actuelle autour de la promotion de l’entrepreneuriat à divers échelons n’y est certainement pas étrangère. Incubateurs, Graines d’entrepreneurs (qui vise les très jeunes), investissements publics, concours du type Mass Challenge, association d’étudiants (Uni’novv à Neuchâtel), etc., les initiatives positives se multiplient, mais le vertige de l’entreprenariat subsiste.

Alors, cap ou pas cap? Cette injonction enfantine traduit en quelque sorte ce saut dans le vide, l’inconnu, sans certitude sur le résultat. Depuis le début de l’année, ce sont plus de 720 sociétés (sous diverses formes) qui ont été créées dans le canton de Neuchâtel. Derrière ces inscriptions au registre du commerce, des femmes et des hommes qui ont osé. Bravo à eux!  

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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