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A la rescousse

Economie

25.03.2020 , par Stéphanie Guillod, conseillère Private Banking

Le facteur coronavirus aura un impact considérable sur l’économie en 2020, cela ne fait plus aucun doute. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait ainsi se contracter au 1er semestre. L’effet devrait également être marqué en Suisse où le PIB pourrait reculer jusqu’à -2,5% selon certaines estimations. Cependant, au vu de l’incertitude de ces prévisions, le préjudice économique pourrait être nettement plus élevé selon la durée des mesures de confinement.

Les Etats et les banques centrales utiliseront tous les moyens disponibles pour contrer la récession, éviter les faillites et limiter la montée du chômage. Le gouvernement allemand a annoncé hier un plan de soutien d’un montant de 750 milliards d’euros. Aux Etats-Unis un paquet d’aides d’au moins 1’600 milliards de dollars est en phase d’approbation.

Du côté des banques centrales, ces dernières ont réagi rapidement et ont abaissé leur taux directeur (dans la mesure du possible) tout en promettant d’importantes injections de liquidités. La Banque centrale européenne a lancé son vaste programme d’achat d’urgence en cas de pandémie. Ce programme consiste en des achats de titres totalisant 750 milliards d'euros, qui se poursuivront au moins jusqu'à la fin de 2020.

Baisse des contaminations sur la Chine

Malgré toutes ces promesses, l'incertitude sur les marchés financiers reste palpable et la volatilité se maintient à des niveaux historiquement élevés. L’évolution de la propagation du virus et la stabilisation de la courbe épidémique seront probablement décisives pour le développement futur des marchés. Un regard sur la Chine, où les personnes contaminées ont drastiquement diminué ces derniers jours, laisse espérer que les mesures prises en Europe et dans le reste du monde porteront également leurs fruits.

Il faudra toutefois du temps aux autorités pour assouplir à nouveau les mesures de quarantaine car le risque d’une remontée des cas infectés doit être réduit à son minimum. Ainsi, le redémarrage de l'économie ne devrait s’effectuer qu’à partir du second semestre et à un rythme modéré. Une normalisation de la conjoncture devrait être observable dès 2021.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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