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Ces obligations qui vous veulent du bien

Finance

29.09.2020 , par Arielle Raemy Schwab, collaboratrice Asset Management

Les émissions d’obligations vertes, destinées à financer spécifiquement des projets environnementaux, sont en recul pour la première fois depuis leur inauguration en 2007. La famille des obligations durables devrait cependant continuer de s’agrandir cette année avec l’émission de nombreuses obligations sociales, les petites sœurs des obligations vertes.

Apparues en 2015, ces obligations servent à financer des projets ayant un objectif social et connaissent une croissance fulgurante avec la pandémie du Covid-19. Cette année, le montant émis dépasse déjà le double de celui de 2019, avec par exemple les nouveaux titres de la banque de développement interaméricaine, qui visent à soutenir des pays dans la lutte contre le Covid, ou ceux de la caisse française de financement local pour appuyer les hôpitaux publics. Ces emprunts ne concernent pas que des institutions publiques. Icade Santé a ainsi pu émettre des obligations sociales pour financer les locaux d’hôpitaux privés et d’établissement médicalisés pour personnes âgées.

Si en douze ans, le marché des obligations vertes a atteint un certain niveau de maturité, le marché des obligations sociales est encore relativement jeune. Pour les investisseurs, suivre avec transparence l’utilisation immédiate des fonds peut se révéler compliqué. Pfizer a par exemple émis une obligation durable en mars mais s’autorise à utiliser les fonds pour d’autres investissements avant leur vocation environnementale et sociale.

Coupon lié aux objectifs

Plutôt que de s’engager sur l’utilisation des fonds, certains émetteurs lient le coupon payé à la réalisation d’objectifs de durabilité spécifiques. Ce format, peu répandu mais déjà observé pour des obligations vertes, a été adopté en septembre par Novartis pour la première fois pour des obligations sociales.  Ainsi, le coupon reçu par l’investisseur augmente si l’entreprise ne parvient pas à atteindre des objectifs précis pour l’accès aux thérapies innovantes et aux traitements contre la lèpre, le paludisme, la maladie de Chagas et la drépanocytose (une maladie génétique qui affecte les globules rouges) dans les pays pauvres.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo. 

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