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La BCNActualités et médiasActualitésUn Trumpcare qui toucherait les pharmas suisses
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Un Trumpcare qui toucherait les pharmas suisses

Finance

30.10.2018 , par Arielle Raemy Schwab, conseillère Private Banking

Si elle aboutit, la réforme du système de santé américain toucherait davantage Roche que Novartis.

Contre toute attente, le gouvernement Trump projette de mettre en place la réforme sur laquelle a buté l’administration de Barack Obama : une refonte du système de santé américain. Jeudi dernier, des représentants du parti Républicain au pouvoir ont communiqué les conditions-cadre d’une réforme des soins de santé. Elles fixent notamment les nouvelles règles en matière de prix des médicaments à partir de 2020 et établit la liste des produits impactés par les changements.

Pour les promoteurs de la réforme, le constat est clair: aux Etats-Unis, sur 27 médicaments analysés (essentiellement biologiques), les prix dépassent de 80% ceux d’autres pays développés comparables comme l’Allemagne, la France ou le Royaume-Uni. De plus, il n’est pas rare que les prix de certains médicaments, pourtant commercialisés depuis 10 ou 20 ans, augmentent de 10% à 30% par an.

Traitements contre le cancer

Les médicaments ciblés par la réforme sont essentiellement des produits indemnisés par l'organisme national d'assurance maladie Medicare Part B. Ces derniers concernent notamment les soins prodigués par le médecin lui-même tels que des traitements contre le cancer, les maladies auto-immunes ou en prévention de maladies néonatales rares. En revanche, les médicaments prescrits sur ordonnance et disponibles en pharmacie ne sont pas visés (antibiotiques ou anti-inflammatoires puissants).

Les sociétés pharmaceutiques étrangères qui exportent aux Etats-Unis, et plus généralement celles qui commercialisent de tels anticorps, seront évidemment touchées. Ainsi, Roche se trouve en première ligne avec quelque 45% de ses ventes réalisées sur le territoire américain. Novartis, avec une part d'environ 35% de son chiffre d’affaires outre Atlantique, devrait être moins impactée.

Les estimations prévoient une économie minimale de 17 milliards de dollars sur 5 ans pour le système de santé américain. Cependant, on peut supposer que le puissant lobby pharmaceutique de l’Oncle Sam pèsera de tout son poids pour infléchir cette réforme.

De plus, les mauvaises langues ajouteraient qu’on a observé parfois un décalage entre le volontarisme affiché de l’Administration Trump et la mise en œuvre effective de ses projets.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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