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La BCNActualités et médiasActualitésQuand les banques centrales entrent en action
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Quand les banques centrales entrent en action

Finance

19.06.2018 , par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce

La semaine dernière a été riche en réunions de banques centrales et les décisions prises ont eu un impact certain sur les marchés. Point de situation.

En effet, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) se sont réunies pour statuer sur leurs politiques monétaires respectives. Si la BoJ a maintenu ses taux inchangés comme prévu, les réunions de la Fed et de la BCE ont apporté un nouvel angle de vision pour les investisseurs.

Vers des taux directeurs à 3%?

Comme prévu par les analystes, la Fed a remonté ses taux directeurs de 0,25%. Cette hausse est la conséquence d’une accélération de l’activité économique, d’un marché de l’emploi tournant à plein régime et de perspectives inflationnistes en augmentation. Les DOTS (prévisions des membres de la Fed sur les taux) ont en revanche surpris puisque deux hausses supplémentaires sont encore prévues en 2018 ainsi que trois autres en 2019. Il s’agit d’une hausse annuelle de plus par rapport à la dernière réunion. Si ces prévisions s’avèrent exactes, des taux directeurs à 3% seront en vigueur aux Etats-Unis à fin 2019, niveau plus testé depuis la crise de 2008. Le communiqué a aussi abandonné la mention à des taux au-dessous de la zone neutre pour un certain temps. La Fed semble ainsi vouloir accélérer le rythme pour ne pas se retrouver en retard sur la courbe ou devoir agir avec des hausses plus conséquentes.

Tour de vis retardé

La BCE s’est montrée moins confiante en laissant ses taux inchangés et en annonçant qu’elle allait réduire son plan de rachat d’actifs à 15 milliards d’euros mensuels entre septembre et décembre puis arrêter son programme de soutien. Son président Mario Draghi a toutefois surpris en ajoutant que la première hausse de taux n’interviendrait pas avant la fin de l’été 2019. Cette date, plus tardive que celle imaginée par les analystes, démontre que les incertitudes entourant l’économie, les tensions commerciales et l’inflation en zone euro, persistent.

En conséquence, l’écartement des perspectives de rendements entre les Etats-Unis et la zone euro a fait chuter l’euro et grimper le dollar. Cette situation signifie aussi probablement que la BNS devra maintenir sa politique de taux négatifs encore un certain temps.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

 

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