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Quand la Chine s’enrhume, le luxe tousse…

Economie

13.11.2018 , par Olivier Boinay, conseiller Private Banking

Quelles sont les perspectives du côté de la Chine? La machine de la deuxième puissance économique mondiale semble se gripper quelque peu, mais le gouvernement ne reste pas les bras croisés.

Une hausse de «seulement» 6,5% au 3e trimestre. La progression du PIB de la deuxième puissance économique mondiale est la plus faible depuis la crise financière de 2008. Si Pékin avait jusqu’à présent minimisé l’impact du conflit commercial avec Washington, certains éléments de langage indiquent un revirement dans la communication des dirigeant chinois. Confronté à la réalité des indicateurs économiques, dont un indice de confiance des consommateurs au plus bas depuis janvier 2017, le premier ministre Li Keqiang a récemment expliqué que l’environnement international, compliqué et volatil, exerçait une pression accrue sur la croissance chinoise.

Résultats contrastés

Or, ce ralentissement est susceptible de plomber - entre autres - l’industrie européenne du luxe puisque le consommateur chinois contribue pour environ un tiers à la demande globale. La saison de publication des résultats pour les grandes maisons du secteur permet d’observer les effets du recul de la croissance chinoise sur les comptes des entreprises. A ce jour, le bilan est mitigé: si les groupes français comme Kering et Hermès font exception en affichant une forte croissance des ventes au troisième trimestre tout en évoquant leur confiance à l’égard de la demande chinoise, les chiffres publiés par LVMH, numéro un mondial du luxe, n’ont pas rassuré. En Suisse, les résultats publiés vendredi par Richemont ont également déçu. De plus, les commentaires du directeur financier évoquant sa quasi-certitude d’un ralentissement des ventes en Chine pour les trimestres à venir, ont refroidi les investisseurs. Le titre a été sévèrement sanctionné à la bourse suisse, s’effondrant d’environ 7%.

Pas une épidémie!

Nous n’en sommes donc pas au stade de l’épidémie. De plus, on peut supposer que le gouvernement chinois établira des contre-mesures monétaire et fiscale aux effets suffisamment expansionnistes pour renforcer la croissance. Pékin vient par exemple de décider une baisse de l’impôt sur le revenu qui soutiendra la consommation privée en 2019. On peut voir ici des mesures préventives propres à éviter une propagation de la grippe «chinoise» au reste du monde.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

 

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