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Potentiel (presque) intact pour les valeurs technologiques américaines

Finance

11.09.2018 , par Philippe Rollier, responsable Private Banking

Les Etats-Unis continuent de tourner à plein régime, l’Europe devrait se stabiliser, avec l’Italie comme maillon faible, et les économies émergentes croissent à un rythme plus faible. Dans ce contexte, que réservent les marchés pour cette fin d’année ?

La conjoncture était déjà robuste en début d’année et elle le reste. Avec un peu moins de 4% attendu au niveau mondial en 2018 et en 2019, la croissance est supérieure à la moyenne des cinq dernières années. Si les indicateurs avancés manufacturier et des services reculent légèrement, l’optimisme reste largement de mise. Toutefois, les écarts entre les différentes régions du globe se creusent.

Progression des bénéfices

L’embellie se poursuit aux Etats-Unis avec une croissance annualisée au 2e trimestre de 4,2%. Le taux de chômage s’est stabilisé sous la barre des 4%, un niveau plus vu depuis près de 18 ans. Cette bonne santé du marché du travail pousse les salaires à la hausse.
La Réserve fédérale poursuit, à la lettre, son plan de hausse des taux d’intérêt. Quant aux entreprises, elles ont tiré profit de la réforme fiscale, preuve en est la progression de leurs bénéfices. Ceux-ci devraient poursuivre leur croissance, mais à un rythme un peu moins soutenu et les valeurs technologiques devraient une nouvelle fois tirer leur épingle du jeu. Le conflit commercial amène toutefois une source d’incertitude dans ce tableau.
 
L’Italie inquiète

En Europe également, le chômage a reculé. Toutefois, sur le plan politique, des divergences sont bien présentes entre les différents gouvernements, que ce soit dans la manière de traiter l’afflux de migrants ou l’union monétaire. Pour le Royaume-Uni, le risque d’un Brexit sans accord va s’accentuer au fil des prochains mois à l’approche de l’échéance de mars 2019. Ainsi, la croissance de l’Union européenne devrait se situer autour de 2% ces trois prochaines années. C’est moins bien qu’en 2017, mais c’est mieux que la moyenne des cinq derniers exercices. Si la Grèce est sortie de son troisième et dernier plan de renflouement, l’Italie inquiète aujourd’hui, en raison de son gouvernement eurosceptique et le niveau élevé de sa dette.

Toujours une valeur refuge

En Suisse, avec 2,6%, le taux de chômage est proche du dernier plus bas de 2008. L'inflation reprend des couleurs avec 1,2% et la croissance du PIB devrait être, en 2018, la meilleure depuis quatre ans. L’évolution du franc reste toujours une préoccupation, notamment contre l’euro. La crise turque a une nouvelle fois démontré que la monnaie helvétique restait une valeur refuge lors de crises de confiance, contrairement à l’or qui, cette fois-ci, baisse depuis mi-mai. 

Du côté des marchés des actions, les valorisations restent modérées et les perspectives bénéficiaires bonnes. Toutefois plusieurs risques subsistent, si bien qu’une approche neutre vis-à-vis des actions s’impose. Dans le détail, l’Europe et le Japon sont légèrement moins attractifs que les Etats-Unis, où le potentiel de certaines valeurs technologiques est bien réel. 

 

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