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La BCNActualités et médiasActualitésL’Europe et le Japon en fers de lance en 2018

L’Europe et le Japon en fers de lance en 2018

Finance

07.02.2018 , par Victor Vogt, responsable de l’Asset Management

Les marchés ne semblent pas déconnectés de l’économie réelle. Au regard de la croissance et des bonnes perspectives, les marchés des actions européennes et nipponnes pourraient tirer leur épingle du jeu. 

Alors que la grande majorité des indicateurs sont au vert, une question s’immisce dans le débat: les marchés commencent-ils à se déconnecter de l’économie réelle?
Cela ne semble pas être le cas. Après une année 2017 où aucun pays n’a vu son activité économique se contracter, le contexte global reste particulièrement bien orienté. Et la tendance devrait se poursuivre, à en croire les indicateurs avancés – les célèbres PMI, qui soulignent une expansion à partir de 50 points. Par exemple, le PMI manufacturier atteint au niveau mondial 54,5 points, contre 52,7 une année auparavant. Celui des services progresse également, de 53,3 à 53,9 points.  

Réforme fiscale en soutien

Et alors que l’économie américaine se porte déjà bien, avec un taux de chômage au plus bas depuis 2001, la réforme fiscale adoptée soutiendra les entreprises et les investissements: ceci prolongera donc le cycle économique, déjà bien mûr outre-Atlantique. De plus, la croissance des bénéfices des sociétés américaines devrait être supérieure à la moyenne mondiale. Tous ces éléments pourraient soutenir le marché américain en 2018.

Mais deux régions en particulier joueront le rôle de fers de lance: l’Europe et le Japon. Tout d’abord, sur le Vieux-Continent, les indicateurs sont également positifs, la confiance des consommateurs est au plus haut depuis 2000 et le taux de chômage, avec 8,7%, au plus bas depuis 2009. Certes, des vents contraires soufflent çà et là. L’euro s’apprécie, et, outre le Brexit et la question de l’indépendance de la Catalogne en Espagne, diverses élections pourraient venir déstabiliser cette région. Toutefois, les impacts de ces considérations géopolitiques ne devraient pas être majeurs.

Ainsi, une valorisation des entreprises inférieure à la moyenne et des rendements supérieurs permettent aux investisseurs de privilégier la zone euro, notamment les sociétés bancaires. En effet, un potentiel de rattrapage est bien réel dans cette région.

Titres japonais attractifs 

Côté Japon, les célèbres Abenomics, mesures lancées en 2013 par le Premier ministre Shinzo Abe, déploient tous leurs effets. Un exemple parmi tant d’autres: la participation des femmes sur le marché du travail a fortement augmenté, passant de quelques 60% début 2013 à 68% actuellement. Le taux de chômage a reculé au plus bas depuis près de 25 ans, et la bonne santé du marché de l’emploi devrait pousser les salaires à la hausse et donc soutenir la consommation et les investissements. En effet, la hausse de la TVA escomptée en 2019 encouragera la demande intérieure cette année et la Banque du Japon reste très accommodante. En conclusion, les valorisations japonaises, attractives  en comparaison des marchés mondiaux des actions, attireront les investisseurs. 

La croissance des bénéfices des entreprises, attendue entre 8 et 12% cette année et régulièrement révisée à la hausse, sera le facteur principal qui soutiendra le marché des actions. Cette classe conserve des rendements intéressants, avec par exemple un dividende moyen de 3,1% pour le SMI, et un intérêt majeur pour l’exercice en cours. En termes de volatilité, après une année 2017 particulièrement calme, 2018 s’annonce plus animée, comme en témoigne le pic constaté le 6 février sur l'indice de la volatilité américain. En effet, le VIX a dépassé les 50 points, un niveau plus vu depuis août 2015.

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