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Les PME neuchâteloises opèrent un rattrapage d’investissement

PME

19.11.2018 , par Frédéric Bigler, Sous-directeur, responsable Clientèle Entreprises

Selon de récents chiffres de l’institut Créa, la croissance du produit intérieur brut neuchâtelois devrait atteindre 3,3% cette année. Cette embellie a permis de relancer plusieurs projets gelés, qui s’ajoutent aux développements en cours. Outre l’indispensable financement bancaire, les PME peuvent faire appel à d’autres organismes partenaires pour obtenir un levier supplémentaire. Tour d’horizon

C’était il y a bientôt quatre ans. En 2015, l’abandon du taux plancher face à l’euro faisait chavirer les marchés monétaires et entraînait bon nombre de PME dans un tourbillon de difficultés. Les entreprises neuchâteloises, fortement exportatrices, s’en souviennent et peuvent regarder avec une certaine fierté leur capacité de résilience.

Esprit conquérant

Ainsi, après une période de restructuration et alors que des projets ambitieux avaient été bloqués, les entreprises ont retrouvé le chemin d’une jolie croissance. L’embellie conjoncturelle mondiale leur profite. La progression du PIB cantonal devrait atteindre 3,3% cette année, tirée en particulier par le rebond de l’horlogerie. L’institut Créa table sur une hausse de quelque 1,8% l’an prochain.
Ainsi, après une mentalité de repli, c’est le retour d’un esprit conquérant qui prédomine. Traduisez que les besoins en investissements foisonnent, que ce soit pour alimenter cette croissance, relancer des projets glissés au fond du tiroir, développer les outils de production ou construire de nouveaux bâtiments. Pour concrétiser ces projets, les banques sont particulièrement sollicitées par les entreprises et la BCN l’observe dans les contacts réguliers qu’elle entretient avec les entrepreneurs neuchâtelois: les demandes de financement se multiplient.

Besoins hors normes

Pour les PME qui n’entreraient pas dans les critères usuels de financement bancaire en raison des besoins actuels, particulièrement élevés, plusieurs solutions complémentaires existent. Elles passent toutes par le dialogue. Ainsi, la prestation PME+ de la BCN permet à elle seule de répondre à bien des situations sortant des normes habituelles de financement. Que ce soit pour le soutien du fonds de roulement, le besoin d’investissements où la phase décisive de transmission d’entreprise, un phénomène qui prend de l’ampleur. 
Dans cette période charnière, synonyme de rattrapage marqué des investissements, la BCN peut s’allier à des partenaires pour permettre des financements extraordinaires, la situation l’exigeant. 
A commencer par le Cautionnement romand, qui, comme son nom l’indique, cautionne une partie du prêt octroyé. Cet organisme s’adresse à toutes les entreprises et offre un appui dans des situations très diverses: augmentation des volumes d’affaires, industrialisation d’un produit, transmission d’entreprise, etc. 

Le leasing pour les équipements

Ensuite, pour le financement d’équipements de production (véhicules professionnels, machines-outils, engins de chantiers, laboratoire, etc.), le leasing, ou crédit-bail, se révèle précieux. Le faible niveau de fonds propres mobilisés par cet outil permet à l’entreprise de conserver ses liquidités pour assurer l’exploitation. Pratiquement, la société de leasing achète le bien et le met à disposition de la société contre un loyer mensuel fixe pour toute la durée du contrat, en général de 24 à 60 mois. Cette solution est proposée en partenariat avec la ZKB, qui constate une hausse substantielle des opérations de leasing depuis l’embellie conjoncturelle.
Enfin, l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation (SERV) s’adresse aux entreprises tournées vers l’étranger, qui souhaite développer de nouveaux marchés. Etablissement de droit public de la Confédération, la SERV couvre les risques politiques et le risque de ducroire (risque commercial) pour les sociétés suisses qui entendent vendre des biens et prestations de services dans d’autres pays.
Dans cette période positive, les PME neuchâteloises continuent de recourir naturellement au financement bancaire, premier levier à enclencher. Mais en cette période de conjoncture favorable, des volants supplémentaires peuvent être mis en œuvre : les pépites régionales ne doivent pas hésiter à les actionner pour se mettre dans les meilleures conditions pour affronter l’avenir. 

 

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