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La BCNActualités et médiasActualitésLes obligations suisses donnent du fil à retordre aux investisseurs

Les obligations suisses donnent du fil à retordre aux investisseurs

Finance

04.02.2018 , par Philippe Rollier, responsable Private Banking

La BCN propose aux investisseurs de travailler avec les emprunts d’entreprises de qualité BBB, qui présentent un risque de taux inférieur.

Les obligations suisses, ce sont ces actifs indispensables dans l’équilibre d’un portefeuille qui mettent les investisseurs presque dans l’embarras depuis l’introduction des taux négatifs par la Banque Nationale Suisse. Alors, quelle stratégie se révèle gagnante? Depuis plusieurs années, la BCN propose de privilégier les obligations d’entreprises et d’écarter les gouvernementales. Elle adoptera à nouveau cette approche cette année.

Les titres retenus affichent principalement des ratings BBB, à l’image d’Implenia ou des entreprises vaudoises Bobst et Kudelski. Sur les dernières années, les taux ont régulièrement baissé sur les AAA (gouvernementales) et les BBB (entreprises). En se basant sur les indices SBI – qui reflètent l'évolution du marché suisse des emprunts en CHF _ le différentiel d’intérêt entre les deux reste clairement en faveur des titres BBB. Ces derniers rapportent environ deux fois plus, soit aux alentours de 0,80% contre à peine 0,40% pour les obligations de toute première qualité.

Ces emprunts d’entreprises, à nouveau mesurés à l’indice SBI, ont une échéance moyenne de 4,7 ans, contre 8,7 ans pour les AAA, ils présentent donc un risque de taux inférieur en cas de mouvement de hausse sur les rendements. Ils sont donc moins sensibles aux variations de la courbe des taux et ont d’ailleurs été sensiblement moins volatils sur les douze derniers mois.

Une sélection primordiale

La BCN privilégie les titres avec une échéance comprise entre 3 et 7 ans, plus régulièrement disponibles lors de nouvelles émissions d’emprunts d’entreprises, alors que les «gouvernementaux» privilégient des emprunts à 10 ans majoritairement, voire plus.

Dans ce contexte obligataire compliqué, une gestion d’orfèvre des investissements est nécessaire. En effet, dans cette stratégie, le hasard n’a pas sa place. Ainsi, la sélection de l’émetteur reste majeure, car si les éléments ci-dessus sont favorables aux emprunts d’entreprises ou BBB, la qualité de l’obligation reste tout autant primordiale. En effet, outre le risque de taux, les obligations de moindre qualité sont soumises à un éventuel risque de crédit. Lorsque ce dernier augmente de manière générale sur les marchés, les obligations d’entreprises souffrent plus que les gouvernementales. Toutefois, ce risque ne semble guère d’actualité à ce jour.
 

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