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La société iWood veut commercialiser ses meubles en bois cette année encore

PME

14.05.2018 , par Marie-Laure Chapatte, conseillère économique

Six mois après avoir remporté le Prix BCN Innovation, la start-up neuchâteloise a déniché sa solution software. Elle constitue actuellement son réseau de menuisiers locaux dans les grandes villes de Suisse.

La société iWood promet «des meubles en bois massifs produits à l’unité, à proximité du client.» Lauréate du Prix BCN Innovation 2017, il y a un peu plus de six mois, l’entreprise neuchâteloise prévoit toujours de lancer sa plateforme en Suisse avant la fin de l’année. En attendant, elle continue d’adapter son modèle d’affaires pour qu’il puisse s’imposer sur le marché. Et parfois, tout se joue dans le détail.
«Par exemple au départ, nous étions partis sur des panneaux en bois. Désormais, c’est décidé, les meubles iWood seront proposés en bois massif (chêne, noyer, etc.)», illustre Pierre Sandoz, fondateur de la start-up. Cet architecte avait déjà l’idée de faire fabriquer des meubles chez les menuisiers locaux mais, avec le Prix BCN Innovation et ses CHF 300'000, le projet a pris un coup d’accélérateur.

Trois designers à l’œuvre
«Participer à ce concours nous a d’abord obligés à réaliser un business plan détaillé, sur lequel nous nous appuyons encore. Nous sommes devenus synthétiques et clairs dans notre approche», poursuit l’entrepreneur. Ce dernier est parfaitement conscient, malgré son envie bouillonnante de dessiner des meubles qui sortent de l’ordinaire, qu’il doit d’abord jouer le chef d’orchestre. Un designer romand, Adrien Rovero, et deux Alémaniques, Daniel Wehrli et Carlo Clopath, planchent actuellement sur un banc, un porte-manteau, une table, un secrétaire ainsi que des objets plus décoratifs pour constituer la gamme initiale.
Et en ce mois de mai, après avoir couru les foires tout l’hiver, iWood a franchi un pas important en finalisant le choix de la solution software. Cœur technologique du projet, cette dernière permettra d’adresser des meubles uniques et sur mesure au réseau de menuisiers via un fichier digital de production.

Sans se précipiter
Pierre Sandoz constitue actuellement ce réseau: «Nous souhaitons développer un partenaire dans les grandes villes comme Zurich, Bâle, Berne, Sion, Genève, Lausanne, etc. Evidemment, nous commencerons à travailler avec notre partenaire local, la menuiserie Coulet Frères à Saint-Blaise, avec laquelle nous avons également réalisé toute la R&D.»
Le patron de cette menuiserie, Didier Coulet et un directeur artistique, Nicolas Paupe complètent, l’équipe d’associés d’iWood. Valider chaque étape, aller vite mais sans se précipiter, tel est leur leitmotiv. «Nous ambitionnons de devenir un acteur numérique incontournable dans le mobilier de bois massif de proximité, en offrant un excellent bilan écologique», glisse Pierre Sandoz, actionnaire majoritaire.

Financement à compléter
La start-up basée au Landeron travaille en parallèle sur le positionnement de la marque et développe son site et sa plateforme de e-commerce. Elle devra aussi se démarquer au niveau marketing sans trop empiéter sur ses fonds à disposition. Pour l’extension de la commercialisation à l’international, iWood partira à nouveau en quête d’argent. «Pour compléter notre financement jusqu’à la rentabilité, nous étudions plusieurs options, crowdfunding, emprunt, ouverture du capital et nous nous faisons conseiller sur ces différentes options», précise l’architecte.
Ce dernier envisage-t-il parfois l’échec? «En tant qu’indépendant, vous ne pouvez pas. Nous irons au bout», assure-t-il. Sans vouloir toutefois brûler les étapes.  

Les trois designers, Carlo Clopath, Adrien Rovero et Daniel Wehrli (de gauche à droite), travaillent sur les premières réalisations.

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