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La normalisation monétaire est-elle pour demain?

Finance

26.04.2018 , par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce

L'assemblée générale de la BNS ce vendredi fournira-t-elle des indices quant à l'orientation de la politique monétaire en Suisse? La bonne conjoncture pousse déjà d'autres banques centrales à se repositionner.

Après plusieurs années de politiques monétaires accommodantes, la plupart des banques centrales pourraient revenir, dans un délai plus ou moins court, à une politique plus neutre. La Réserve fédérale américaine (Fed) est déjà bien avancée dans ce processus et devrait encore remonter ses taux deux à trois fois cette année. Dans son rapport mensuel publié la semaine dernière, elle relève que l’économie continue de croître à un rythme modeste à modéré malgré les craintes soulevées par les récents tarifs proposés par l’Administration américaine. Elle ajoute que le marché de l’emploi devient étroit, notamment dans les secteurs de pointe et que les prix continuent d’augmenter en raison de la hausse des prix de l’acier et de la remontée des prix du pétrole.

Le FMI a également relevé ses prévisions de croissance pour 2018 et prévoit aujourd’hui une progression du PIB de 2,9%. Pour certains membres de la Fed, le taux de chômage devrait aussi baisser en direction de 3,7% cette année et à 3,5% en 2019. Les Bons du Trésor américain à 2 ans sont à leurs plus hauts niveaux depuis neuf ans, signe que l’inflation augmente.

Hausse de l'inflation

En Angleterre et en Europe, les cycles économiques ne sont pas aussi avancés qu’aux Etats-Unis mais la Banque d’Angleterre a déjà remonté ses taux une fois. Elle pourrait devoir encore agir en raison de la hausse de l’inflation, du recul du chômage (4,2% en mars) et des avancées plutôt bien négociées sur le Brexit. En zone euro, l’économie marque un peu le pas avec des derniers chiffres plutôt décevants (ZEW allemand, production industrielle européenne et ventes au détail). L’objectif d’inflation de la BCE à 2% semble encore assez distant puisque l’IPC pour mars est sorti à 1,3%. La BCE pourrait cependant remonter légèrement les taux de ses dépôts selon les commentaires de l’un de ses membres.

En Suisse, ce n’est pas l’inflation qui va inciter la BNS à revoir sa politique monétaire. La récente forte hausse du cours EUR-CHF offre probablement des perspectives de réduction de la politique des taux négatifs si le cours venait à s’installer durablement au-dessus de 1,20. Des indices transparaîtront peut-être des discours des dirigeants lors de l’assemblée générale de la BNS, ce vendredi.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

 

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