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La confiance, maître-mot de l’économie mondiale en 2017

Economie

25.01.2018 , par Marie-Laure Chapatte, conseillère économique

Toutes les régions du monde sans exception ont participé au carrousel de la croissance l’an dernier. Le rythme de progression devrait encore s’accélérer pour atteindre 3,9% cette année

S’il fallait résumer l’année économique 2017 par un seul mot, la confiance serait le plus approprié. Que ce soit celle des chefs d’entreprises, des consommateurs ou des investisseurs. Pourtant, à l’aube de l’année dernière, l’arrivée de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, ainsi que la décision des Britanniques de sortir de l’Union européenne constituaient deux menaces réelles. Désormais, avec un peu de recul, un constat s’impose: les risques géopolitiques n’ont pas eu les effets dévastateurs que certains redoutaient.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la reprise économique mondiale n’a jamais été aussi large depuis ces dix dernières années. Avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,7%, le bilan 2017 est d’autant plus satisfaisant que toutes les régions y ont pris part. Les Etats-Unis et la zone euro ont ainsi déjoué les pronostics pessimistes pour afficher une progression soutenue, de respectivement 2,3 et 2,4%.

Outre-Atlantique, la confiance des ménages et des entreprises est élevée et le marché du travail s’est amélioré. Les indicateurs avancés, notamment des directeurs d’achats (PMI), confirment cette tendance. La poussée des profits des sociétés a entraîné l’envol des marchés, à l’image du Dow Jones, l’indice phare de la bourse américaine, qui a grimpé de 25% l’an dernier.

Dynamisme allemand

L’Allemagne, partenaire économique privilégié de la Suisse, tourne également à un rythme de plus en plus soutenu. La première économie européenne a ainsi enregistré une croissance de 2,2% en 2017, contre 1,9 % l’année précédente. La hausse globale des revenus, soutenant la consommation, a joué un rôle central dans ce dynamisme.

Quant au PIB de la deuxième économie mondiale, la Chine, il a progressé de 6,9%, soutenu par les dépenses d’infrastructures, la reprise des exportations et la demande des ménages. C’est la première fois depuis 2010 que la croissance chinoise accélère. 
Parmi les indicateurs qui témoignent de cette conjoncture favorable, aux quatre coins de la planète, figure le tourisme. Le nombre de touristes a bondi de 7% l’an dernier, progression notamment tirée par l’Europe, en particulier méditerranéenne. 
Ce vent porteur, qui souffle d’Est en Ouest, va se poursuivre en 2018, notamment grâce à la réforme fiscale américaine, qui stimule l’activité. Le rythme de la croissance mondiale devrait encore s’amplifier et les prévisionnistes annoncent une progression de 3,9% pour 2018. Un resserrement abrupt des conditions financières constitue un des risques qui pourraient enrayer cette prospérité. Avec la disparition du risque déflationniste, les banques centrales commencent à relever leur taux et les réactions des marchés à cette normalisation monétaire restent imprévisibles. La concrétisation de risques géopolitiques – comme un conflit en  Corée du Nord et diverses élections clés en Europe – pourrait également venir perturber cette économie de conte de fées et les investisseurs.

Et même si la confiance continue son bonhomme de chemin en 2018, ce début d’année confirme déjà le retour de la volatilité sur les marchés.

 

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