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Jerome Powell, banquier le plus puissant au monde

Finance

22.03.2018 , par Yann Constantin, responsable Trésorerie & Négoce à la Banque Cantonale Neuchâteloise

La normalisation de la politique monétaire est en marche aux Etats-Unis.

Jerome Powell dirige la Réserve fédérale américaine (Fed) depuis début février. Il a succédé  à Janet Yellen, première femme à avoir endossé ce rôle, non reconduite par Donald Trump. Le président américain a ainsi rompu avec une tradition vieille de 40 ans qui voulait qu’un patron de la Fed élu par le président sortant soit reconduit pour au moins un mandat supplémentaire.

Diplômé en science politique et en droit, Jerome Powell, dit «Jay» Powell, s’est illustré comme banquier d’affaire. Il a notamment travaillé pour Dillon Reed puis pour le fonds d'investissement Carlyle. Son parcours détonne et certains ont relevé que, contrairement à ses trois prédécesseurs, il n’a pas de doctorat en économie. Cela n’a pas empêché une transition en douceur et dans la continuité puisqu’il connaît bien l’établissement qu’il dirige à présent. Nommé par Barack Obama en 2011, il siégeait déjà au conseil des gouverneurs (FOMC).

Marchés rassurés

Lors de son investiture, il a promis de prendre ses décisions avec objectivité, sur la base des meilleures données disponibles et dans la longue tradition d’indépendance de la politique monétaire. Ayant travaillé dans le secteur privé, le nouveau patron de la Fed, âgé de 65 ans, connaît les conséquences de la régulation et des décisions monétaires sur l’économie. Cette sensibilité plaît aux milieux économiques. Enfin, dans le contexte de hausse des taux d’intérêts américains, les marchés ont été rassurés de constater qu’il avait toujours suivi Janet Yellen dans ses décisions et dans son approche prudente.

Les analystes n’ont pas dû revoir foncièrement leurs pronostics. Comme attendu, la Fed a, pour la première fois de l’année, augmenté ses taux d’intérêt d’un quart de point de pourcentage (0,25%). Ils évoluent désormais dans une fourchette de 1,50% à 1,75%.

Le consensus parie toujours sur deux hausses supplémentaires en 2018. Conséquence des récents chiffres de l’emploi américain, la probabilité d’une quatrième hausse sur l’année a même grimpé à 30%. Une chose est certaine : si les chiffres économiques continuent sur leur lancée, que le taux de chômage reste faible et que l’inflation progresse, le nouveau patron de la Fed et ses collègues devront poursuivre la normalisation de leur politique monétaire.

Une version de cet article est parue dans Arcinfo.

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