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La BCNActualités et médiasActualités«En cas de crise, la volatilité gagnerait en intensité très rapidement»
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«En cas de crise, la volatilité gagnerait en intensité très rapidement»

Finance

13.09.2018 , par Marie-Laure Chapatte, conseillère économique

Responsable de l’Asset Management, Victor Vogt explique pourquoi jouer la volatilité en direct s’avère risqué

En début d’année, la BCN annonçait, dans ses perspectives, un retour de la volatilité sur le marché. Qu’en est-il?
Victor Vogt: Il faut comprendre que l’année 2017 a été extrêmement calme, anormalement calme. L’indicateur de volatilité du marché financier américain VIX s’est retrouvé à son plus bas niveau depuis sa création en 1990. Concrètement, sur l’indice S&P 500, seuls 8 jours sur toute l’année 2017 ont présenté une variation de plus de 1% (que ce soit à la hausse ou à la baisse). A mi-février 2018, nous avions déjà dépassé ce seuil de 8 jours. Mais après un pic en début d’année, le retour de la volatilité s’avère relativement modéré.

Cela signifie-t-il que c’est encore le calme avant la tempête?
Disons que les incertitudes géopolitiques sont très nombreuses actuellement, que ce soit la guerre commerciale, la Turquie, l’Iran ou le budget en Italie. Ces incertitudes se répercutent sur les marchés et se matérialisent dans l’amplitude des mouvements financiers. D’ailleurs, si une de ces problématiques se transformaient en véritable crise, la volatilité gagnerait en intensité très rapidement.

Mais alors, amie ou ennemie cette volatilité ? N’offre-t-elle pas également des opportunités de gain pour les investisseurs?
Le VIX n’est pas appelé indice de la peur pour rien. La volatilité reflète la nervosité des marchés, et jouer la volatilité en direct s’avère particulièrement risqué. En raison des coûts de portage, le timing doit être absolument parfait et on ne peut le faire qu’à très court terme. Par ailleurs, la volatilité constitue une composante principale du prix des options. D’une part, une volatilité haute pourrait profiter aux investisseurs actifs dans les produits structurés tels que les barrier reverse convertibles (BRC) : le coupon sera d’autant plus élevé. D’autre part, le coût de protection du portefeuille avec une option «put» (de vente) sera moins onéreux en cas de volatilité modérée. En conclusion, l’investissement dans la volatilité reste spéculatif. 

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