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La BCNActualités et médiasActualitésDeux frères propulsés princes de l’injection plastique dans les Montagnes neuchâteloises
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Deux frères propulsés princes de l’injection plastique dans les Montagnes neuchâteloises

PME

22.05.2018 , par Marie-Laure Chapatte, conseillère économique

En cinq ans, Christophe et Sébastien Jacot ont repris deux sociétés, Admo Plastique et Techno Synthethic, alors que les vendeurs se trouvaient confrontés à un problème de succession.  

En jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, Christophe et Sébastien Jacot (médaillons gauche et droite) ont presque du mal à y croire. En cinq ans, les deux frères ont repris deux sociétés, Admo Plastique au Locle et Techno Synthetic à La Chaux-de-Fonds. Sur un calendrier d’opportunités.
«Cela fait bientôt 30 ans que je transforme les matières plastiques, explique Christophe Jacot. Dans l’industrie, il est très difficile de monter une société de A à Z, alors quand le fondateur d’Admo, Jacques Lapray, a souhaité prendre sa retraite en 2013, j’ai étudié le dossier, sans trop y croire au départ.»

«Des portes se sont refermées»

L’intérêt était là, mais la question du financement s’est très vite posée. «Des portes se sont refermées aussitôt. Nous n’avions clairement pas les fonds propres nécessaires. Mais grâce à l’écoute, à  l’ouverture et au soutien de la BCN, nous avons au final trouvé une solution», se félicite Sébastien Jacot, directeur financier. Soit l’arrivée d’un client comme actionnaire minoritaire et le recours à d’autres organismes. 

Nouvelle opportunité

Depuis, la société locloise active dans l’injection plastique est en croissance. Partie de  12 collaborateurs au rachat, elle en compte désormais 15. La majorité de ses ventes est destinée à l’horlogerie, mais elle a récemment obtenu plusieurs précieuses certifications ( ISO 9001 et systèmes médicaux ISO 13485). «Nous souhaitons développer notre chiffre d’affaires dans le médical et ouvrir d’autres débouchés», précise le directeur, conscient que les clients historiques restent et resteront sa priorité.
En 2017, une nouvelle opportunité d’acquisition s’est présentée. Là aussi, c’est un patron confronté à l’avancée de son âge – quelque 75 ans - qui veut remettre le flambeau de sa société, Techno Synthetic. Celle-ci emploie une dizaine de collaborateurs dans la cité horlogère et fabrique notamment des pièces en plastique avec ou sans insert métallique pour l’aéronautique et la micromécanique. 

En quête d'un nouveau crédit

Autre transmission, autre contexte. «C’était compliqué. Le cédant était fébrile mais le côté humain a fini par l’emporter sur les chiffres, ce qui a permis de préserver les emplois», se réjouit Christophe Jacot. Pour les jeunes entrepreneurs, le timing n’était pas forcément idéal. «Nous n’avions pas encore complètement digéré la première acquisition, également parce que nous avons passablement investi dans l’outil de production d’Admo Plastique», relève Sébastien Jacot.
Les deux frères repartent alors avec leur bâton de pèlerin en quête d’un crédit. «C’était un nouveau pari et il nous fallait des appuis. Et là encore, la BCN s’est montrée souple, en acceptant d’octroyer un nouveau financement alors que le premier était encore en cours», relève le directeur général, également président du Swiss Plastics Cluster.

Défis à l'horizon

Propulsés princes de l’injection plastique dans les Montagnes neuchâteloises, Christophe et Sébastien Jacot racontent leur aventure entrepreneuriale avec modestie, car les défis restent multiples. «Produire en Suisse revient cher, à moins d’automatiser mais cela nécessite des investissements. La main d’œuvre qualifiée n’est pas toujours facile à trouver. Et il faut sans cesse être à l’affût des nouvelles technologies, de nouveaux moyens de fabrication et des matériaux innovants. Mais c’est ce qui est intéressant et nous pousse à nous améliorer sans cesse», explique Christophe Jacot.
Et si une nouvelle opportunité d’acquisition se présentait? «Pourquoi pas», sourient les deux dirigeants. 

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